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#126 Re : Entraide (supérieur) » integrale complexe » 25-04-2011 12:36:59
Non, non, c'est bien ce que j'ai fait ^^ C'est extrêmement simple ici, puisque la partie singulière de la fonction est déjà sous forme de fraction rationnelle. On multiplie par [tex](z-i)^2[/tex], puis on dérive, on évalue en i, et c'est fini ! Et je confirme en 4 minutes ça se fait largement ^^
Pour le tutoiement pas de soucis ;-)
#127 Re : Entraide (supérieur) » integrale complexe » 25-04-2011 10:13:36
Pas de problème.
J'aimerais savoir ce que vous entendez par "méthode de la limite" ? Je ne me souviens que d'une méthode pour le calcul des résidus (en dehors du "j'le connais déjà"), c'est de dériver le bon nombre de fois la fonction désingularisée. Ça prend 2n minutes à faire (n l'ordre du pôle ^^) et il me semble que ça marche tout le temps ?
#128 Re : Entraide (supérieur) » interprétation géométrique de l'intégrale d'une fonction complexe » 25-04-2011 09:47:28
Salut à toi Justin
Tu m'as l'air d'avoir l'esprit passablement embrouillé, jeune padawan. Je commencerai par te signaler que l'intégrale d'une fonction réelle sur un intervalle réel n'est pas non plus une surface, mais une différence entre deux surfaces. L'intégrale d'une fonction complexe sur un intervalle réel est donc constituée de deux différences de deux surfaces.
Plus de détails dans ce sujet, le tout dernier post.
Pour ce qui est des intégrales curvilignes, la subtilité est dans le terme "courbe" qui désigne en fait des courbes paramétrées (qui ne sont pas des courbes au sens usuel). Il est pratique de voir les courbes paramétrées simplement comme leur image géométrique à laquelle on adjoint une orientation. Mais cette vision a ces limites : la courbe qui fait 30 fois le tour du cercle unité a même image géométrique que celle qui n'en fait qu'une fois le tour.
En fait il faut vraiment voir ces courbes paramétrées comme des fonctions qui vont immerger un intervalle réel dans le plan complexe. Regarder l'intégrale curviligne d'une fonction sur une telle courbe consiste alors à tirer en arrière la fonction par la paramétrisation pour aller l'intégrer dans R. J'ai peur hélas que cette interprétation géométrique soit d'un niveau trop élevé pour toi, il faudra attendre l'an prochain ;-)
#129 Re : Entraide (supérieur) » integrale complexe » 25-04-2011 08:45:06
Résidu en i : 1/(4e)
Résidu en -i : -e/4
#130 Re : Entraide (supérieur) » transformée de fourrier » 23-04-2011 19:23:49
Hello Samo
Google est ton ami : http://www.irit.fr/~Jean-Denis.Durou/EN … 02.html#p3
Avec un zeste de produit de convolution en plus, tu obtiendras ce que tu cherches.
Cette page te sera également fort utile au cas où tu aurais oublié les propriétés fondamentales de la transformation de Fourier. Elle contient d'ailleurs tout ce qu'il te faut pour effectuer tes calculs :-)
#131 Re : Entraide (supérieur) » transfo de fourier inverse » 21-04-2011 23:29:50
Bonsoir mathieu, Fred ne t'ayant pas convaincu je me permet de te livrer mon point de vue :-)
Ces histoires de transformées inverses me mettent la tête à l'envers ^^ Je préfère voir la transformée de Fourier et son inverse comme la même opération, ça m'évite pas mal de prises de tête (il suffit de bien choisir les contantes).
Ton théorème est très basique : il te dit que sous réserve que les objets existent (pour parler de [tex]\hat{f}[/tex] il te faut f L1 et pour parler de [tex]\hat{\hat{f}}[/tex] il te faut [tex]\hat{f}[/tex] L1), ce que tu penses être égal l'est effectivement : [tex]\hat{\hat{f}}=f[/tex] (au sens L1 et modulo les constantes bien entendu).
Formellement : si on note [tex]\mathcal{F}:L^1\to Mes(R^d)[/tex] la transformée de Fourier L1, la composée [tex]\mathcal{F}^2[/tex] est définie sur [tex]L^1\cap\mathcal{F}^{<-1>}(L^1)[/tex] et vaut l'identité sur cet espace.
Ensuite, je comprends que tu sois décontenancé : mais à quoi il sert ce théorème alors ? Bin comme toujours : soit en théorie, soit en pratique. Si tu l'utilises pour la théorie ou bien tu sauras par avance que tes fonctions marcheront, ou bien selon toute vraisemblance tu passeras par un sous-espace dense de L1 adapté, et tu étendras tes résultats par densité.
Si tu l'utilises pour une fonction f donnée (forcément L1), tu vas commencer par calculer sa transformée, et une fois que c'est fait si tu veux transformer [tex]\hat{f}[/tex] à son tour il faudra bien que tu vérifies si cette dernière est L1... et là le théorème te dit que c'est fini : si tu vérifies l'hypothèse L1, tu n'as pas besoin de calculer la transformée seconde : ce sera forcément f.
EDIT : après vérification j'ai dit une grosse bêtise, il y a une histoire de - avec la transformée inverse, mais globalement ça ne change pas grand chose ^^;
#132 Re : Entraide (supérieur) » polynome annulateur/polynome caractéristique » 20-04-2011 18:52:37
Bonsoir à toi.
Si tu passes un peu plus de 5 minutes à relire attentivement la réponse de thadrien, tu te rendras compte que ce que tu avances est manifestement faux. La condition pour annuler u, c'est d'être un multiple du polynôme *minimal*, et non caractéristique.
Pour te mettre les points sur les i, voici un contre-exemple évident avec l'identité. Je te laisse vérifier que P=(X-1)(X-2)....(X-n) est un polynome annulateur de degré n de l'identité, et pourtant il n'a rien à voir avec son polynôme caractéristique. En fait tout multiple de X-1 annulera l'identité, et en degré n tu trouveras pléthore de tels multiples.
Désolé de ne pas me montrer indulgent, mais l'intervention de Yoshi et ta réponse irréfléchie m'ont hérissé le poil >:@
#133 Re : Entraide (supérieur) » determinant de matrice par bloc » 20-04-2011 18:18:23
Erf, pardon, la clé était cachée dans ton titre, j'ai donc oubliée de la mentionner ^^ Il faut bien sûr chercher à obtenir un déterminant triangulaire par blocs. Voilà un exemple de point de départ :
[tex]\left[\begin{array}{cc} A & B \\ C & D\end{array}\right]=\left[\begin{array}{cc} I & 0 \\ 0 & D\end{array}\right]\left[\begin{array}{cc} A & B \\ D^{-1}C & I\end{array}\right][/tex]
Il s'ensuit que :
[tex]\left|\begin{array}{cc} A & B \\ C & D\end{array}\right|=\det(D)\times\left|\begin{array}{cc} A & B \\ D^{-1}C & I\end{array}\right|[/tex]
Ne reste plus qu'à faire apparaître un zéro et bidouiller un peu (il reste une hypothèse inutilisée...) pour obtenir la formule souhaitée.
#134 Re : Entraide (supérieur) » determinant de matrice par bloc » 19-04-2011 14:04:05
Salut panolé
héhé un grand classique :)
Tu as sûrement déjà dû entendre parler des opérations élémentaires sur les lignes et colonnes d'une matrice, et sans doute sais-tu que ces opérations peuvent se faire en multipliant par des matrices élémentaires (transvection, dilatation). Si ce n'est pas le cas, vas voir sur wikipedia ou ici :
http://www.bibmath.net/dico/index.php3? … ction.html
http://www.bibmath.net/dico/index.php3? … ation.html
et fais quelques essais pour voir comment ça marche.
Maintenant, rien ne t'empêche d'utiliser de telles matrices élémentaires en mettant dedans des blocs matriciels au lieu de coefficients. Il te suffit donc de résoudre ton problème à l'aide d'opérations élémentaires sur les blocs, de bien regarder à chaque fois ce qui se passe pour le déterminant, et le tour sera joué :)
#135 Re : Entraide (supérieur) » Equations différentielles avec second membre » 18-04-2011 00:04:08
Bonsoir,
Ton équation est linéaire à coefficients réels : si tu conjugues le second membre, tu sais déjà que les solutions seront les solutions conjuguées. Ensuite en prenant les demi-somme et demi-différence, tu obtiendras les solutions pour les parties réelles et imaginaires. C'est en détail ce qui fait que la méthode proposée par Fred est légitime ;-)
#136 Re : Entraide (supérieur) » proba » 09-04-2011 22:22:11
Erf, les probas c'est nouveau pour moi aussi, j'ai arrêté il y a bien des années quand j'étais en terminale, et à l'époque on n'y parlait pas encore de variables aléatoires. Il y a quelques heures de ça je ne savais même pas ce qu'était la loi forte des grands nombres ^^
Je pense que tu utilises trop de n ici et que tu t'emmêles les pinceaux ^^ Ne confonds pas les N répétitions de l'expérience, qui changent la totalité des données (espace probabilisé, mesure et tout le toutim), et tes n variables aléatoires. Lancer N D6 (l'un après l'autre), ça veut dire se placer dans un espace ou il existe au moins les [tex]6^N[/tex] états auxquels on pense. Lancer N D6 simultanément, si les dés sont indiscernables, ça change l'espace probabilisé : il y a moins d'états possibles (par exemple {3,5,1,3}={3,3,1,5}), mais les états ne sont plus équiprobables.
Un exemple de vecteur aléatoire avec N=1 tirage : le couple "(parité, reste modulo 3)". Ça revient à regarder simultanément les variables aléatoires "parité" et "reste modulo 3" du résultat, mais ça ne change en rien l'expérience.
Dans la preuve d'indépendance dont tu parles, ton problème étudié / espace probabilisé est fixé au départ (par exemple : [tex]\{1,\ldots,6\}^{\mathbb{N}}[/tex]), et c'est l'espace d'arrivée (mesuré ou juste mesurable) qui varie (n fois [tex]\mathbb{R}[/tex] ou 1 fois [tex]\mathbb{R}^n[/tex]). Le truc à garder en tête, c'est que changer l'espace d'arrivée ça compte pour du beurre : en fait à chaque variable aléatoire que tu définis tu peux changer l'espace d'arrivée, tandis que changer celui de départ est un changement radical, qui correspond à changer le problème étudié.
En ce qui concerne les lois marginales d'un vecteur, regarde par ici. Je ne connais pas cette terminologie, mais il me semble que c'est juste une façon concise de dire qu'on regarde la loi d'une des composantes du vecteur aléatoire. Les lois marginales se déduisent donc de la loi du vecteur, et on ne peut rien dire de plus a priori. Si les composantes sont indépendantes par contre, on peut reconstruire la loi du vecteur (?).
Enfin pour la notation, [tex]\mathbb{P}[X_1\in A,X_2\in B][/tex] désigne bien [tex]\mathbb{P}\big(X_1^{\ <-1>}(A)\cap X_2^{\ <-1>}(B)\big)[/tex]. Histoire de me clarifier l'esprit j'ai écrit un peu les choses...
Fixons-nous un problème (donc un [tex](\Omega,\mathcall{\Sigma},\mathbb{P})[/tex]), et étudions deux variables :
[tex]X_1:\Omega\to (E,\mathcal{E},\mu)[/tex]
[tex]X_2:\Omega\to (F,\mathcal{F},\nu)[/tex]
On définit alors une troisième variable, la variable "produit", à valeurs dans l'espace mesuré produit :
[tex]X_3=(X_1,X_2):\Omega\to (E\times F,\langle A\times B\ ;\ A,B\in\mathcal{E,F} \rangle,\mu\otimes\nu)[/tex]
(muni de la tribu engendrée par les produits et le cas échéant de la mesure produit, définie à base de : [tex]\mu\otimes\nu(A\times B)=\mu(A)\nu(B)[/tex])
La notation [tex]\mathbb{P}[X_1\in A,X_2\in B][/tex] est juste un raccourci pour [tex]\mathbb{P}[X_3\in A\times B][/tex]. Ça n'est pas plus abusé que de noter f(x,y) pour une fonction [tex]\mathbb{R}^2\to\mathbb{R}[/tex] : on devrait noter f((x,y)).
J'espère que ça t'aidera, en tout cas ça moi m'a permis de me mettre un peu à la page xD
@ Freddy : les probas c'est le maaal, ça devrait être interdit ^^
#137 Re : Entraide (supérieur) » proba » 09-04-2011 19:45:50
Bonsoir mathieu
Je suis loin d'être un expert en probabilités, mais comme tu as l'air un peu perdu je vais tâcher de te donner quelques éléments de départ.
Tout d'abord, lorsque tu réalises une expérience, l'expérience en elle-même est entièrement modélisée par l'espace probabilisé dans lequel tu travailles, et non les variables aléatoires (l'espace probabilisé contient tous les résultats possibles de l'expérience, avec pour chacun sa fréquence d'apparition). Ensuite, si tu veux connaître des informations (en général numériques : combien de fois ceci arrive-t-il, quelle quantité d'argent celà) sur le résultat de ton expérience, c'est là que les variables aléatoires rentrent en jeu.
Ici, si tu veux lancer disons N fois un dé à 6 faces, disons équilibré pour simplifier, ton espace probabilisé sera :
[tex](\Omega=\{1,\ldots,6\}^N,\mathcal{F}=P(\Omega),\mathbb{P}=\dfrac{1}{6^N}\text{ pour chaque série de N lancers})[/tex]
Des variables aléatoires qui peuvent t'intéresser sont alors : "Vn=valeur du n-ème lancer", ou bien "Xn=1 si le n-ème lancer vaut 6, et 0 sinon".
Avant de passer à l'infini, remarque que là seule chose qui t'intéresse vraiment ce sont les lois de tes variables aléatoires : le reste importe peu puisque tu ne t'intéresses qu'aux valeurs des variables. Ici par exemple :
[tex]\mathbb{P}[V_n=k]=\dfrac{1}{6},\ \mathbb{P}[X_n=1]=\dfrac{1}{6},\ \mathbb{P}[X_n=0]=\dfrac{5}{6}[/tex]
L'étape suivante est bien sûr de lancer une infinité de fois ([tex]\mathbb{N}[/tex] fois) le dé, i.e. [tex]\Omega=\{1,\ldots,6\}^{\mathbb{N}}[/tex]. Quelqu'un de plus aguerri que moi te dira sûrement ce que deviennent la tribu et la mesure ici, mais ce qui est sûr c'est que les lois des variables que j'ai données en exemple (et tout ce qui s'en rapproche) resteront les mêmes.
De mémoire pour tes questions précédentes : ce que dit la loi des grands nombres ici, c'est que mis à part pour quelques séries de tirages à la noix (du style qui se terminent par 6,6,6,6... jusqu'à l'infini), la nombre moyen de 6 parmi les N premiers tirages va tendre vers 1/6 quand tu feras tendre N vers l'infini (et ce pour presque chaque tirage).
Si tu fais des recherches sur le net, les termes de "Loi binômiale", "expérience de Bernoulli", "nombres normaux" devraient sans doute t'éclairer :)
GK, ou alors j'ai dit n'importe quoi et je partirai bientôt me cacher au fond des bois ^^
#138 Re : Entraide (supérieur) » endomorphisme symetrique..!! » 04-04-2011 21:56:26
Bonsoir à toi
Je suppose que ton produit scalaire n'est pas le produit usuel, sinon ta question n'a pas de sens (la base canonique serait alors nécessairement orthonormée). Je vais noter [tex]\phi[/tex] ton produit scalaire.
Il suffit de revenir à la définition d'endomorphisme symétrique. Notons [tex]M=\big[\phi(b_i|b_j)\big]_{1\leqslant i,j\leqslant n}[/tex] la matrice de [tex]\phi[/tex] dans [tex]b[/tex]. Dire que [tex]f[/tex] est [tex]\phi[/tex]-symétrique signifie :
[tex]\forall\ x,y\in \mathbb{R}^n,\ \phi(fx,y)=\phi(x,fy)[/tex]
Matriciellement, celà signifie :
[tex]\forall\ X,Y\in M_{n1}(\mathbb{R}),\ (AX)^*MY=X^*A^*MY=X^*M(AY)[/tex]
et donc : [tex]A^*M=MA[/tex]
La condition pour que [tex]f[/tex] soit symétrique pour [tex]\phi[/tex] n'a donc rien à voir avec le fait que [tex]A[/tex] soit symétrique dans [tex]b[/tex]. Si [tex]b[/tex] est [tex]\phi[/tex]-orthonormée, alors [tex]M=I[/tex] et tu retombes sur tes pattes.
Réponse : si [tex]b[/tex] n'est pas orthonormée, alors c'est cui-cuit.
#139 Re : Entraide (supérieur) » Calcul d'une integrale - Intégrale de Fresnel » 03-04-2011 14:08:33
Salut Michael !
Il semble qu'on t'aie un peu oublié, je vais tâcher de répondre à tes interrogations, mais ce que tu demandes recouvre un champ assez large dans les mathématiques.
Tout d'abord, parlons des intégrales "complexes". Il y a ici deux choses à prendre en compte : pour utiliser le théorème des résidus, il faut savoir :
1) intégrer une fonction à valeurs dans [tex]\mathbb{C}[/tex],
2) intégrer une fonction le long d'une courbe
qui sont deux choses bien différentes.
Tout d'abord, intégrer une fonction [tex]\mathbb{R}\to\mathbb{C}[/tex]. C'est en fait à peine plus compliqué qu'une fonction à valeurs dans [tex]\mathbb{R}[/tex]. Comment fait-on dans [tex]\mathbb{R}[/tex] ? On calcule séparément l'aire "au-dessus de l'axe des abscisses", l'aire "en-dessous", et on fait la différence des deux. On se base sur la notion d'aire, et par conséquent on est forcés de n'utiliser que des fonctions positives dans la définition de l'intégrale. Dans [tex]\mathbb{C}[/tex] on fait la même chose, mais en découpant la fonction en 4 : on découpe d'abord suivant les parties réelles et imaginaires, puis entre les parties positives et négatives de ces fonctions. On pose alors :
[tex]\int_x^y f(t)dt = \int_x^y Re(f)^+(t)dt\ - \int_x^y Re(f)^-(t)dt\ +\ i\!\!\int_x^y Im(f)^+(t)dt\ -\ i\!\!\int_x^y Im(f)^-(t)dt[/tex]
On montre alors que les théorèmes qui fonctionnaient dans [tex]\mathbb{R}[/tex] marchent encore dans [tex]\mathbb{C}[/tex], tu peux donc faire comme d'habitude.
Pour les intégrales de contour, c'est différent : on dispose d'une fonction de [tex]\mathbb{C}\to\mathbb{C}[/tex], et on souhaite l'intégrer le long d'une courbe. On met alors au point une méthode d'intégration via des paramétrisations de la courbe [tex]t\to\gamma(t)[/tex], et on montre que ça ne dépend pas de la paramétrisation :
[tex]\int_{\gamma} f(z)dz = \int_a^b f(\gamma(t))\gamma'(t)dt[/tex]
Avant d'utiliser le théorème des résidus, il faudra d'abord apprendre à développer des fonctions en série de Laurent, une forme super méga évoluée du développement de Taylor. Toutefois, si tu connais les fractions rationnelles et la décomposition en élément simples, certaines techniques que tu utilises pour trouver les coefficients des pôles simples peuvent t'aider à trouver les résidus...
J'avais prévenu que ce ne serait pas simple ^^ J'espère que ça pourra t'aider.
Cordialement,
GK
#140 Re : Entraide (supérieur) » problème de probabilité! » 18-03-2011 20:31:12
Yop Valentin,
Une urne contient des jetons numérotés de 1 à k en proportion [tex]{p}_{i}[/tex]
Il s'agit de ce [tex]{p}_{i}[/tex]-là. C'est la définition même des paramètres d'une loi binomiâle, si je ne m'abuse.
#141 Re : Entraide (supérieur) » Factorisation d'une matrice ? » 18-03-2011 20:18:58
Bonsoir octavio.
Pourrais-tu nous éclairer sur le contexte dans lequel tu veux "factoriser" cette matrice ? Ton baragouinage ressemble à du jargon informatique : les factorisations dont tu parles, les termes et les notations que tu emploies ne sont pas standard, et donc totalement opaques au matheu lambda.
Par exemple, qu'entends-tu par "C1L1 + C2L2" ? colonne x ligne + colonne x ligne ? Dans ce cas c'est forcément C1L1 + C2L2 + C3L3, puisque ta matrice est de rang 3 (c'est immédiat par la méthode des déterminants extraits).
Enfin, j'ignore ce que tu entends par "traduire mes variables sous forme graphique". Pour moi ce problème a une donnée fixe, la matrice, et aucune variable.
Pour la SVD, il me semble qu'elle existe toujours.
#142 Re : Entraide (supérieur) » base canonique » 12-03-2011 17:17:18
IR et C on la meme base canonique
(O_o?) Oui, et cette base est (1). Que voulais-tu dire exactement ? Que [tex]\mathbb{C}_2[X][/tex] a la même base en tant que R- et C-espace ? C'est manifestement faux :
[tex]dim_{\mathbb{R}}\mathbb{C}_2[X]=dim_{\mathbb{R}}\mathbb{C}\times dim_{\mathbb{C}}\mathbb{C}_2[X] = 6[/tex].
La réponse de Picatshou est correcte, a une broutille près : le mot "canonique" est un peu ambigu dans cet exemple. Par exemple, pour moi la base canonique du R-espace [tex]\mathbb{C}_2[X][/tex] serait (1,i,X,iX,X²,iX²) dans cet ordre. L'ennui c'est que rien ne justifie mon choix plutôt que celui de Picatshou, ou le contraire.
#143 Re : Entraide (supérieur) » matrice dérivée » 12-03-2011 17:03:43
Ta formule de trace correspond au produit scalaire canonique sur [tex]M_2(\mathbb{R})[/tex], et je ne vois pas bien le rapport avec la norme d'opérateur induite par la norme euclidienne sur les vecteurs de [tex]\mathbb{R}^2[/tex]. Ta norme n'est même pas une norme induite !
Regarde bien la nature des matrices qui te sont proposées ici : elle ont une signification gémoétrique précise (au passage, tu remarqueras que [tex]f'(t)=f\left(t+\frac{\pi}{2}\right)[/tex] ). Je pense que la formule que tu cherches utilise le rayon spectral :-)
Pour info : quand tu dérives f, inutile d'utiliser des normes matricielles azimuthées ! Décompose plutôt ta fonction dans la base canonique de [tex]M_2(\mathbb{R})[/tex] :
[tex]E_{11}=\left[\begin{array}{cc}1 & 0 \\ 0 & 0 \end{array}\right],\ E_{12}=\left[\begin{array}{cc}0 & 1 \\ 0 & 0 \end{array}\right],\
E_{21}=\left[\begin{array}{cc}0 & 0 \\ 1 & 0 \end{array}\right],\ E_{22}=\left[\begin{array}{cc}0 & 0 \\ 0 & 1 \end{array}\right].[/tex]
Il te reste alors seulement à dériver les coordonnées de f dans cette base (qui sont des fonctions [tex]\mathbb{R}\to\mathbb{R}[/tex]) pour en déduire f' (les coordonnées d'une dérivée sont toujours les dérivées des coordonnées, par continuité + linéarité des projections).
#144 Re : Entraide (supérieur) » norme » 04-03-2011 20:33:28
Est-ce vraiment si lourd? On peut faire un changement de variables en coordonnées polaires
(sphériques?) dans toutes les dimensions, la formule n'est pas si dure, et ca permet très facilement de
conclure pour ton exo.
Je serai curieux d'avoir le détail du calcul en dimension supérieure ? Bêtement j'ai pris l'angle dans la sphère ad'hoc ([tex]\theta\in S^{n-1}\subset\mathbb{R}^n[/tex]) et là j'ai dû calculer le jacobien du changement de variables entre [tex]\mathbb{R}^n[/tex] et ... une variété ! (et là c'est dur). Comment qu'y faut fezé ?
EDIT : Je dis n'importe quoi ^^;
Avec des variétés on intègre des formes différentielles et non des fonctions, il n'y a donc pas d'histoire de jacobien. Et il est effectivement facile de voir que [tex]P^*\det=dr\wedge(r^{n-1}\,d\theta)[/tex] !
GK, rouillé
#145 Re : Entraide (supérieur) » base et forme quadratique » 28-02-2011 06:38:08
Arf, flûte, je croyais que tu avais trouvé :-/
Je n'avais pas pensé au fait que le signe négatif peut permettre aux sous-orthogonaux d'être du même côté de l'hyperplan... mais ici c'est exclu ! Il y a un souci dans ton exemple : P n'est pas inclus dans le cône positif de Y (forcément puisque ton Y n'a PAS de cône positif ^^). Et évidemment, si on prend -Y ça ne marche plus, puisque la condition de sous-orthogonalité est alors perdue.
Il est impératif que Y ait un (gros) cône positif, et que les vecteurs de base soient dedans ou lui soient tangents (i.e. contenus dans le cône isotrope).
#146 Re : Entraide (supérieur) » mesure fini » 27-02-2011 19:43:47
N'hésites pas à revenir te plaindre si tu ne comprends rien à mon lien ^^
L'astuce à utiliser y est donnée, même si ici on peut le présenter de façon beaucoup plus simple : méthode des tiroirs de Dirichlet ;-)
#147 Re : Entraide (supérieur) » mesure fini » 27-02-2011 19:09:44
As-tu déjà entendu parler de famille sommable ? Si oui alors c'est le même principe : une famille infinie de somme finie est forcément à support au plus dénombrable.
#148 Re : Entraide (supérieur) » algébre de boole » 26-02-2011 21:07:51
Bien vu, j'avais complètement oublié ce théorème, qui utilise la partition en atomes. (La preuve est d'ailleurs sur Wikipédia) :-)
#149 Re : Entraide (supérieur) » algébre de boole » 26-02-2011 12:29:39
Alors ça ça me paraît compromis : il me semble que l'algèbre des intervalles à bornes rationnelles engendre la tribu Borélienne de [tex]\mathbb{R}[/tex], non ?
#150 Re : Entraide (supérieur) » base et forme quadratique » 24-02-2011 14:13:59
Ok, je vois ^^ As-tu au moins essayé de regarder les exemples que je t'ai donnés ?
Analysons ensemble l'énoncé. On a un ev muni d'une forme quadratique. C'est l'objet le plus compliqué de l'énoncé, donc on se met en bonnes conditions pour le simplifier : d'après la réduction de Gauss (ou l'inertie de Sylvester, c'est pareil), il existe une base [tex](e_1,\ldots,e_n)[/tex] de E dans laquelle Y est une somme de carrés (munis de signes) :
[tex]Y(u_1,\ldots,u_n) = -u_1^2 - \ldots - u_p^2 + u_{p+1}^2 + u_{p+q}^2 + 0[/tex]
où n = p+q+k, avec k la dimension du noyau de Y. Là-dessus on nous donne une autre base de E, qui elle peut être disposée n'importe comment par rapport à Y, mis à part la "condition bizarre". Dans [tex]\mathbb{R}^n[/tex] muni de Y = produit scalaire standard, cette condition dit que les vecteurs de la base [tex](v_1,\ldots,v_n)[/tex] forment tous des angles obtus, comme par exemple les branches d'une molécule d'eau en dimension 2, ou celles d'une molécule d'ammoniac en dimension 3.
On se sert de cette base bizarre pour générer un certain polytope P, i.e. un polygone généralisé (avec des faces, des arrêtes, etc, mais ici un seul sommet : 0). En dimension 2 c'est un "quart de plan" ([tex]\{x_1\geq 0, x_2\geq 0\}[/tex]), en dim 3 un "huitième d'espace", etc. On nous dit alors que Y est partout positive sur P, autrement dit que P est inclus dans le cône positif de Y (ce qui restreint nettement les possibilités).
Ensuite la question : on coupe P suivant le noyau K de Y. On obtient une certaine figure dans K qui est elle aussi un "polygone généralisé", que j'ai appelé Q. On te demande de montrer que les éléments de Q engendrent l'espace K tout entier.
On prend donc un élément x quelconque dans K\Q, le but du jeu est de montrer qu'il est combinaison linéaire des éléments de Q.
C'est là que plusieurs méthodes se présentent, algébriques ou/et topologiques... et c'est là que je t'ai demandé dans quel contexte tu as eu cette question : est-ce un problème d'examen, un exercice ? quel est le titre du chapitre, quels théorèmes as-tu étudiés ? Si c'est de la géométrie projective ou algébrique, ça change grandement l'angle d'attaque !







