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#101 Re : Entraide (supérieur) » Isomorphisme » 01-06-2011 17:33:31

Je ne cherche pas à te psychanaliser, juste à t'amener à te poser les bonnes questions ^^ Les réponses ça tombe pas du ciel, il faut aller les chercher ;-)

Tu essaie de construire un contre-exemple, c'est très courageux : construire un objet est toujours ce qu'il y a de plus dur en mathématiques. Et le cours ne t'y aidera probablement pas, il ne contient que des propriétés générales. Par contre, il pourra t'aider si tu procèdes par l'absurde, les propriétés générales serviront de guides pour avancer.

Je vais te dire comment j'ai procédé ici, j'étais un peu dans le même cas que toi : je n'ai pas fait de théorie des anneaux depuis bien des années, donc je ne connaissais pas non plus mon cours ;-)

Q: Ça veut dire quoi déjà réductible ?
R: (wikipedia) Ça veut dire : qui n'est pas nul, pas une unité de l'anneau, et qui admet une décomposition en produit de deux éléments non unités.

Q: Ça voudrait dire quoi que tout le monde est réductible ?
R1: Ou bien que tout le monde est une unité... autrement dit un corps. Mais pour A c'est pas possible, on l'a déjà vu.
R2: Ou alors c'est que si je prends n'importe quel élément P non-unité, il se décompose en [tex]P=P_1\cdot P_2[/tex]. Oui mais alors [tex]P_1[/tex] et [tex]P_2[/tex] aussi sont non-unités, donc [tex]P[/tex] peut se redécomposer à volonté [tex]P=P_1\cdot P_2\cdot P_3\ldots[/tex] !!

Q: C'est possible ça ??
R: Bin dans les anneaux de d'habitude, ils sont factoriels, donc la décomposition finit toujours par s'arrêter.

Q: Et A il est factoriel ?
R: ... aucune idée. C'est un quotient d'un anneau factoriel, mais la factorialité ça passe pas au quotient !

Q: Flûte. Comment on fait alors quand c'est pas factoriel ?
R: ... polynômes ... Hilbert ... pas factoriel ... Eurêka !

Il faut une autre propriété que factoriel, une qui passe au quotient et que mon anneau de polynômes aura. Quel théorème fondamental sur les anneaux de polynômes Hilbert a-t-il démontré ?

EDIT : +1 Freddy ... mais il est rare que les étudiants qui ne comprennent déjà pas leur cours aient assez de jugeotte pour se remettre en question, hélas >_<

#102 Re : Entraide (supérieur) » Isomorphisme » 01-06-2011 15:30:56

Eh bien commence par nous dire ce que tu as trouvé et comment, et où tu coinces exactement. Quelles questions t'es-tu posé, qu'as-tu trouvé comme réponse, etc.

Si vraiment tu ne trouves rien en essayant, alors soit tu n'as pas les connaissances pour faire cet exercice (ça arrive), soit il faut modifier ta méthode de travail. Je vais supposer que c'est la seconde hypothèse et attendre de tes nouvelles.

#103 Re : Entraide (supérieur) » Polynomes » 01-06-2011 12:32:15

Ce que je vois surtout c'est que sur l'autre forum on t'a donné toutes les clés pour réussir la preuve, mais que ça ne te convient pas : tu lis en diagonale les réponses et tu attends qu'on fasse le boulot à ta place.

Désolé, mais je n'ai plus trop envie de t'aider, là.

GK

#104 Re : Entraide (supérieur) » Isomorphisme » 01-06-2011 12:30:49

La réponse à ta question est non de façon triviale. Mais comme tu t'évertues à poser des questions en attendant la réponse au lieu d'essayer de réfléchir, je te laisse en chercher tout seul la raison.

Sans rancune,
GK

#105 Re : Entraide (supérieur) » Polynomes » 31-05-2011 20:57:49

Re-salut Albert

Il me semble que la méthode de Lagrange reste valide : simplement, il est plus difficile de différencier des n-uplets que des nombres. Réfléchissons ainsi : si jamais nos n-uplets peuvent être 2 à 2 différenciés rien qu'avec la première coordonnée, alors les autres coordonnées sont inutiles, et la méthode de Lagrange s'applique telle quelle.
Sinon, on prend le maximum de n-uplets différenciables à l'aide de la première coordonnée, et on applique Lagrange. On obtient une première série de polynômes en [tex]X_1[/tex] qui différencient les groupes de n-uplets en fonction de leur première coordonnée. Il ne reste plus qu'à recommencer avec les autres coordonnées, et à faire les produits de tous les polynômes de Lagrange obtenus.

Je te laisse le soin de faire proprement la construction, et revenir avec un contre-exemple si je me suis planté :P

#106 Re : Entraide (supérieur) » Fonction et intégrale » 31-05-2011 20:42:20

Il te suffit de te poser ces deux questions :
- Comment trouve-t-on la courbe représentative d'une fonction réciproque ?
- Géométriquement, à quoi correspondent ces deux intégrales ?

Et la réponse devrait s'ensuivre :-)

#107 Re : Entraide (supérieur) » Isomorphisme » 31-05-2011 20:35:11

Je crois que tu devrais prendre un peu de recul et retravailler ces notions avant de poster, visiblement tu n'as pas les idées claires. De plus je t'ai déjà signalé qu'être insistant ici ne te ferait que mal voir : si quelqu'un passe ici et a la réponse à tes questions, il la postera certainement.

Albert_ a écrit :

Le théorème de Hilbert affirme que les idéaux maximaux de [tex]\mathbb{C} [X_1 , ... , X_n ][/tex] sont de la forme [tex]I = (X_1 - a_1 , ... , X_n - a_n )[/tex]

Point final. Il n'y a pas d'histoire de polynôme P, et la phrase que tu as faite n'a pas de sens pour moi. "Blabla sans aucune mention de P" avec P tel que ceci cela, ça ne veut rien dire.
Je crois que ce à quoi tu fais référence, c'est que cet idéal I est le noyau de l'évaluation au point a, [tex]ev_a:P(X_1,\ldots,X_n)\mapsto P(a_1,\ldots,a_n)[/tex].

Albert_ a écrit :

Donc, les [tex]I[/tex] sont premiers ... et donc, tous les polynômes [tex]P[/tex] de [tex]\mathbb{C} [X_1 , ... , X_n ][/tex] ( anneau factoriel ) se décomposent de la forme : [tex]P ( X_1 , ... , X_n ) =  \Big( \lambda_1 (X_1 - a_1) + ... + \lambda_{n} ( X_n - a_n ) \Big) ...  \Big( \mu_1 (X_1 - a_1) + ... + \mu_{n} ( X_n - a_n ) \Big)[/tex] ( c'est à dire : décomposition en fonction des générateurs de ses idéaux premiers )

Waw. Alors là, c'est de la science-fiction ton truc : d'où sors-tu cette définition d'anneau factoriel ? De plus, tout les idéaux premiers ne sont pas nécessairement maximaux, la connaissance des idéaux maximaux ne t'apporte donc pas grand chose pour la factorisation primaire. Un petit tour sur le dictionnaire du site te fera le plus grand bien. Avant de vouloir courir, il faut apprendre à marcher.

Albert_ a écrit :

Or on vient de voir que [tex]P(X,Y) = X^2 + Y^2 + 1[/tex] n'est pas factorisable ... Où est le hic ... ?

Il n'y a aucun hic : puisque c'est un polynome irréductible=premier (anneau factoriel), il est sa propre décomposition en facteurs premiers.

Un petit conseil : réfléchis d'abord dans [tex]\mathbb{Z}[/tex] (ou dans [tex]\mathbb{R}[X][/tex]) pour voir si ce que tu dis a un sens, ça évite de sortir beaucoup d'énormités.

#108 Re : Entraide (supérieur) » Isomorphisme » 30-05-2011 20:59:11

Oki, je vois ^^

Il te suffit d'utiliser la présentation canonique de ton quotient [tex]\pi:\mathbb{C}[X,Y]\twoheadrightarrow A[/tex], comme pour [tex]\mathbb{C}[/tex] : tu utilises que [tex]X^2+1[/tex] est de degré 2, donc [tex]\mathbb{C}[/tex] est un [tex]\mathbb{R}[/tex]-espace de dim 2, et sa structure d'anneau est engendrée à l'aide de la relation [tex]i^2=-1[/tex].

Ici c'est à peine plus dur. Commençons par remarquer que [tex]\mathbb{C}[X][/tex] s'injecte dans A : en effet, si on restreint [tex]\pi[/tex] à [tex]\mathbb{C}[X][/tex], on voit que le noyau [tex]\mathbb{C}[X]\cap I[/tex] est nul, donc on a bien une injection. Ensuite, il nous faut rajouter le deuxième générateur Y de A (générateur au sens des anneaux). Et là on voit que la seule puissance [tex]Y^1[/tex] suffit à générer tout le monde dans A (au sens des [tex]\mathbb{C}[X][/tex]-modules), puisqu'à partir de la puissance 2, [tex]Y^2=-1-X^2\in\mathbb{C}[X][/tex].

Donc en tant qu'espace vectoriel (ou même [tex]\mathbb{C}[X][/tex]-module) : [tex]A = \mathbb{C}[X]\oplus Y\mathbb{C}[X][/tex], et la structure d'anneau est générée par [tex]Y^2=-1-X^2[/tex] (alliée au produit standard, comme les a+ib dans [tex]\mathbb{C}[/tex]).

Du moins si j'ai pas dit de bêtises, ça fait un moment que j'ai pas quotienté d'anneau ^^

#109 Re : Entraide (supérieur) » Isomorphisme » 30-05-2011 17:57:40

Salutations Albert !

Tout d'abord, j'ajouterai au message de Yoshi que tu as la possibilité d'éditer les posts que tu fais : il est par conséquent assez mal vu de répondre plusieurs fois de suite à un même sujet.

Ensuite, j'ai bien peur de te décevoir, mais ton anneau A n'a rien d'un corps. En effet, ton idéal [tex]I=(X^2+Y^2+1)[/tex] n'a rien de maximal. Je te mets au défi de trouver l'inverse de X (par exemple) dans A. Il n'y en a pas : tout simplement parce que l'idéal [tex](X,\,X^2+Y^2+1)[/tex] est strictement plus grand que I.
Le fait que ton polynôme soit irréductible entraîne que I est maximal parmi les idéaux principaux. Or [tex]\mathbb{C}[X,Y][/tex] n'est pas principal, et contient donc pléthore d'idéaux non principaux : parmi eux, certains sont plus grands que I.

Ensuite j'aimerais savoir ce que tu veux vraiment savoir sur ton anneau.
"Quel est l'anneau qui correspond à cet isomorphisme ?" Eh bien c'est A bien sûr !
"Je ne sais pas comment construire un sur- corps ou une extension de corps de [tex]\mathbb{C}[/tex]" Tu n'as jamais entendu parler du corps des fractions rationnelles, [tex]\mathbb{C}(X)[/tex] ?
"Le morphisme d'évaluation peut - il être de cette forme ?" Par propriété universelle des anneaux de polynômes et des anneaux quotients, si tu choisis des images x et y pour X et Y qui satisfont [tex]x^2+y^2+1=0[/tex], alors tu auras ton morphisme d'évaluation, quelle que soit la [tex]\mathbb{C}[/tex]-algèbre que tu choisis à l'arrivée. [tex]\mathbb{C}^2[/tex] ne déroge pas à cette règle.

Albert_ a écrit :

Quel est la structure [tex]A[/tex] qui contient [tex]\mathbb{C}[/tex] tel que [tex]A[/tex] soit isomorphe à [tex]\mathbb{C}[X,Y ] / ( X^2 + Y^2 + 1 )[/tex] ... ? J'imagine que c'est une [tex]\mathbb{C}[/tex] - algèbre ... mais, comment la construire ... ?

C'est très simple : tu prends l'anneau de polynômes [tex]\mathbb{C}[X,Y][/tex], et tu le quotientes par ton idéal.[tex]A=\mathbb{C}[X,Y ] / ( X^2 + Y^2 + 1 )[/tex] convient à ton problème. C'est comme pour l'anneau [tex]\mathbb{Z}/n\mathbb{Z}[/tex], sauf que l'anneau de base n'est pas [tex]\mathbb{Z}[/tex], et l'idéal n'est pas [tex](n)[/tex]... sinon tout marche pareil ;-)

Essaie de préciser ta question si cette réponse ne te sied point.

Cordialement,
GK

EDIT : mes excuses, j'avais manqué un de tes posts.

#110 Re : Entraide (supérieur) » groupe » 26-05-2011 18:07:39

Si tu veux t'entraîner, voici une série d'exercices simples à faire :

On considère un groupe [tex](G,\cdot)[/tex] d'ordre [tex]|G|=n[/tex]. On rappelle que l'ordre [tex]|g|[/tex] d'un élément [tex]g[/tex] est le plus petit entier naturel [tex]\omega[/tex] tel que [tex]g^{\omega}=1_G[/tex].

1) Montrer que l'ordre d'un élément est égal à l'ordre du sous-groupe qu'il engendre : [tex]<g>=\{g^k\,;\,k\in\mathbb{Z}\}[/tex]. En déduire que [tex]|g|\,|\,n[/tex].
2) Montrer que l'ordre d'un élément est invariant par isomorphisme : [tex]\forall\phi:G\widetilde{\longrightarrow} H\,,\,|\phi(g)|=|g|[/tex].
3) Montrer que [tex]G[/tex] est cyclique si et seulement si il admet au moins un élément d'ordre [tex]n=|G|[/tex].

En particulier, 2) et 3) entraînent ta proposition. 3) entraîne aussi que les groupes [tex]\mathbb{Z}/4[/tex] et de Klein ([tex]\mathbb{Z}/2^2[/tex]) ne sont pas isomorphes : il suffit de compter pour chacun le nombre d'éléments d'ordre 2. Ce sont des propriétés de base à bien garder en tête ;-)

@ Mohamed : je crois que la remarque de Imed était en rapport avec l'implication : cardinal premier => cyclique. Mais hélas, la réciproque est fausse, la non-primalité de 4 ne nous intéresse pas. Ce qui nous intéresse plus c'est que 4 est non-radical, mais ça dépasse le cadre de cette discussion ;-)

#111 Re : Entraide (supérieur) » résolution d'une EDP » 22-05-2011 19:06:20

Salut Curieuse

Non, il n'y a pas de fautes dans mes calculs, ni dans les tiens d'ailleurs. Simplement, je répondais à la question : "si je fixe c_1 et c_2 [...] leurs combinaisons linéaires sont-elles TOUTES solutions de (EDP) ?". La réponse est non, pour les raisons que j'ai évoquées : si c'est vrai alors c_1 et c_2 sont toutes deux solutions à la fois de (1) ET (2).

Maintenant je comprends ce que tu voulais faire : trouver UNE combinaison linéaire qui soit solution... ce qui requiert a priori de bien choisir [tex]c_1,\,c_2,\,\alpha\text{ et }\beta[/tex]. Sachant que (1) est juste un Laplacien et (2) l'équation de conservation, donc bien connues, c'est habilement raisonné.

Si tu veux juste DES solutions, en cherchant les solutions communes à (1) et (2) tu en trouveras (par exemple ut-x en dim 1, ça marche). Si ta question est "quelle est la forme générale des solutions de cette équation", j'avoue que je n'en ai aucune idée, il faudra attendre un spécialiste pour te répondre.

#112 Re : Entraide (supérieur) » résolution d'une EDP » 22-05-2011 12:57:22

Ah pardon, ma faute, j'ai lu trop vite :S

Dans ce cas il me semble que la réponse est non en général. Si je prends [tex]c_1[/tex] ou [tex]c_2[/tex] nul, tu es en train de demander si être solution d'une des deux sous-équations implique d'être solution de l'autre.

Regardons ce que ça donne avec une seule dimension : une fonction c vérifie [tex]\partial_x^2c=0[/tex] ssi elle est de la forme c(x,t)=a(t)x+b(t). Pour une telle fonction, la première sous-équation signifie que [tex]\dot{a}x+\dot{b}+ua=0[/tex]. Et là c'est fichu : si je prends [tex]c_2=t[/tex] tout simplement, [tex]0\cdot c_1 + 1\cdot c_2[/tex] n'est pas solution de ton équation de départ.

Du moins si j'ai pas fait de bêtises cette fois-ci ^^

EDIT : renommage des équations pour plus de clarté.

#113 Re : Entraide (supérieur) » résolution d'une EDP » 22-05-2011 11:17:59

Salut à toi

Poses-toi cette question : les opérateurs de cette équation sont-ils linéaires ? (dérivation, gradient, produit scalaire, etc). Il me semble que la réponse s'ensuit ;-)

#114 Re : Entraide (supérieur) » Dichotomie et approximation » 22-05-2011 11:12:06

Héhé

Ne te laisse pas déstabiliser par ce résultat : tu penses à ta précision en base 10, donc toi tu découpes mentalement tes intervalles en 10 pour placer tes nombres. La dichotomie fonctionne en base 2, il est donc normal qu'elle aille beaucoup moins vite que le nombre de décimales demandées ;-)

Essaye un peu décrire [tex]10^{-10}[/tex] en base 2 pour voir ^^

#115 Re : Entraide (supérieur) » différentiabilité fonction maximum » 19-05-2011 23:28:25

Re

Hélas je crois que pour la suite il va falloir que tu te dépatouilles tout seul. Mathématiquement, c'est très facile de pondre des fonctions parfaitement lisses qui approximent aussi près qu'on veut (au sens [tex]C^{\infty}[/tex]) la fonction [tex]x\mapsto max(0,x)[/tex] : avec des suites régularisantes (convolution avec des unités approchées) ou directement bricolage avec des partitions de l'unité. C'est beau, ça a une précision réglable à volonté, mais ça reste très théorique. En compulsant quelques ouvrages de calcul numérique, tu devrais pouvoir trouver des versions implémentables de ce dont je parle, mais je ne pense pas que ça te satisfera.

Là on est plutôt dans le domaine du bidouillage, et il vaut mieux faire ta cuisine toi-même. J'ignore quel phénomène peut annuler ta fonction, et donc quel genre de chose tu cherches à tuer ou au contraire à révéler avec ton max. Ça peut être une piste pour faire ta cuisine. À défaut, l'utilisation des différences finies me semble la meilleure option, ça se rapproche de ce que j'avais en tête (à savoir : faire une moyenne des limites des différentielles). Je pense que ce sera bien plus stable numériquement. Si nécessaire, tu peux pondérer tes différences avec un paramètre de relaxation et l'ajuster pour avoir un comportement qui te plaît mieux.

Bon courage à toi !
GK

#116 Re : Entraide (supérieur) » différentiabilité fonction maximum » 19-05-2011 17:16:22

@ freddy : à sa décharge, je n'ai pas non plus été très poli ^^

Mes excuses alors Inou ^^ Mais au moins maintenant j'ai matière à te répondre ;-)

Tâchons de mettre les choses à plat. Tu as une fonction réelle j dépendant d'une variable i, et tu souhaites différentier max(0,j(i)) (que l'on note en général [tex]j_+(i)[/tex]). Tu n'as pas besoin de la différentielle du max pour ça ! En fait il y a deux possibilités : ou bien à chaque fois que ta fonction j(i) s'annule, elle s'annule en faisant un "plat" c'est-à-dire dj(i)=0, auquel cas j+ est différentiable avec dérivée nulle (mais attention, pas [tex]C^2[/tex] a priori). Ou bien [tex]dj(i)\neq0[/tex] admet au moins une direction dans laquelle elle est non nulle, auquel cas il n'y a rien à faire : la composée n'est pas différentiable, tu ne peux donc pas la différentier. C'est un peu le même principe que la valeur absolue d'une fonction qui s'annule.

Maintenant si la différentielle du max t'intéresse : le max est différentiable partout en dehors de la droite {y=x}, de différentielle dx là où il vaut x (x>y), et dy là où il vaut y (y>x). Là encore, rien à faire le long de {y=x}, il n'y a pas de différentielle.

Si vraiment tu as besoin de différentier dans un mauvais cas, il faudra trouver un substitut à la différentielle qui aura le comportement que tu souhaites.

#117 Re : Entraide (supérieur) » différentiabilité fonction maximum » 19-05-2011 14:11:29

Salut à toi Inou

En fait faismesdevoirs.com c'est le site d'à côté, ici si tu veux de l'aide tu vas devoir expliquer ce que tu as déjà fait de ton côté avant de venir poser ta question. En particulier, commencer par étudier la différentiabilité avant d'essayer de différentier, ça peut être utile...

#118 Re : Entraide (supérieur) » extrema, continuité et différentiabilité » 16-05-2011 20:34:50

Houuuulàlàlà ! On va reprendre doucement si tu veux bien.

D'abord, f n'est pas définie sur un intervalle, mais sur un ouvert de [tex]\mathbb{R}^2[/tex] : [tex]U=]0,1[ \times ]0,1[[/tex]. Cet ouvert n'est pas plat (1-dimensionnel), on peut l'assimiler à un disque (2-dimensionnel). Dans ton cours, on a dû bien insister sur le fait qu'entre la dimension 1 et les dimensions supérieures, les notions de continuité et de différentiabilité deviennent atrocement plus compliquées.

Ensuite, relis bien la réponse de Mohamed (du 12 mai). Il faut étudier la continuité partout dans U. Si on doit le faire point par point, ça va vite devenir fastidieux, on essaie donc autant que possible de prendre des raccourcis. C'est pourquoi Mohamed a d'abord commencé par découper l'ouvert en 3 parties : les ouverts [tex]U_1[/tex] et [tex]U_2[/tex], et le "segment" diagonal [tex]U_3[/tex].
Pourquoi ce découpage ? Eh bien dans [tex]U_1[/tex], on a [tex]f(x,y)=y-xy[/tex], c'est un polynôme donc c'est partout [tex]C^{\infty}[/tex]. Même chose dans [tex]U_2[/tex] (mis à part que le polynôme n'est plus le même : [tex]f(x,y)=x-xy[/tex]). Comme ce sont des ouverts, et que la continuité est une propriété locale (il suffit de la vérifier sur un seul voisinage pour qu'elle soit vraie en le point), on obtient que f est continue en tout point de [tex]U_1\cup U_2[/tex]. Il ne reste donc plus qu'à regarder ce qui se passe pour les points de [tex]U_3[/tex], autrement dit les points de la forme A(a,a).

Et là l'affaire se corse : on n'est pas dans [tex]\mathbb{R}[/tex] où il suffit de regarder comment qu'ça s'passe quand on arrive à gauche, et comment qu'ça s'passe quand on arrive à droite. Dans [tex]\mathbb{R}^2[/tex] il y a une infinité de façons de tendre vers un point : par la droite, la gauche, le haut, le bas, en diagonale, en faisant des spirales, ou même en dansant la gigue.
Comme les points [tex]A\in U_3[/tex] ont des voisins infiniment proches dans chacun de deux ouverts [tex]U_1[/tex] et [tex]U_2[/tex], il faut tenir compte du fait qu'on ne *sait pas* comment on arrive sur notre point A, et que donc les deux formules données pour f peuvent intervenir chacune leur tour à tout moment quand on approche de A. Il faut donc faire un bidouillage à grande échelle comme celui proposé par Mohamed pour s'en sortir (réponse du 13 à 16h).

Ensuite pour la différentiabilité, retiens au moins ceci : MEME dans [tex]\mathbb{R}[/tex], ce n'est pas parce que f' existe que f est dérivable. C'est le CONTRAIRE.
Que signifie dans [tex]\mathbb{R}[/tex] d'être dérivable ? Il existe une limite gnagnagna... Bof. Une fonction f est dérivable en un point a si en ce point, il existe une droite qui est tangente à la courbe au point (a,f(a)). Mieux. De façon analytique, on demande que f puisse être approximée à l'ordre 1 au voisinage de a par une fonction affine :
[tex]f(x)=f(a)+coef\times (x-a)+o(x-a)[/tex]
Dans [tex]\mathbb{R}^2[/tex], c'est cette version qui s'applique. f est dérivable au point (a,b) si on peut l'approcher au voisinage de ce point par une fonction affine :
[tex]f(x,y)=f(a,b)+L(\left[\begin{array}{c}x-a &y-b\end{array}\right])+o(x-a,y-b)\quad (*)[/tex]
Donc si tu dois monter que f est dérivable au point (a,a), il te faut trouver une fonction linéaire à 2 variables (une matrice 2x2 quoi) telle que (*) soit vraie. Bien sûr, on se sert rarement de cette définition pour montrer que quelque chose est différentiable, mais elle est utile pour montrer que quelque chose N'EST PAS différentiable (par l'absurde... cette remarque te sera utile ;-) ).

Il existe toutefois un théorème, celui que tu tentes d'appliquer :

Si tu es dans un ouvert, que les dérivées partielles existent en tout point, qu'elles sont continues en tant que fonction des deux variables ([tex](x,y)\mapsto \frac{\partial f}{\partial x}(x,y)[/tex]),
Alors la fonction est partout différentiable dans cet ouvert

Sauf que dans notre cas, pas de bol, ça ne marche pas. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que contrairement à ce que tu dis, on n'a pas [tex]\frac{\partial f}{\partial x}=1-y,\,si\,x=y[/tex]. Ça n'est vrai que là où tu peux appliquer ta formule de dérivation, c'est-à-dire dans un ouvert, en l'occurence l'intérieur de ton ensemble [tex]U_2[/tex] (x<y). Tu ne PEUX PAS dériver le long de [tex]\{x=y\}[/tex] (du moins pas sans te justifier), parce que pour ça il faudrait pouvoir aller "un peu plus loin" que la droite [tex]\{x=y\}[/tex], autrement dit empiéter dans [tex]U_1[/tex], mais là la formule de f n'est plus la même.
Tu l'as d'ailleurs démontré à ton insu : tu as donné deux valeurs différentes de [tex]\frac{\partial f}{\partial x}(a,a)[/tex] ! ^^

Hum... Désolé pour le pavé.

EDIT : grillé par Mohamed ^^

#119 Re : Entraide (supérieur) » extrema, continuité et différentiabilité » 13-05-2011 19:45:37

Salut Valentin !

Et bravo à Mohamed qui s'est plié en quatre pour tout détailler. Pour apporter ma petite pierre à l'édifice : si (comme moi) la fonction f te paraît compliquée, tu peux remarquer que [tex]\forall (x,y)\in U,\ f(x,y)=\min(x,y)-xy[/tex]. Et puisque la fonction "produit" est [tex]C^{\infty}[/tex], étudier la continuité et la dérivabilité de f revient à étudier celle du min.
Je ne suis pas en train de dire que ça rend le problème évident, hein, juste que ça permet de manipuler une fonction moins compliquée ;-) C'est d'ailleurs un bon exercice pour vérifier si tu as compris les explications qui précèdent : essayer de le refaire pour la fonction min. Ça peut aussi te permettre d'intuiter la réponse pour la différentiabilité.

Bon courage,
GK

#120 Re : Entraide (supérieur) » Linéarisation » 09-05-2011 06:48:42

Hello Chipp

L'exemple chiffré t'a déjà été donné par Hadrien, mais vu ta réaction je suppose que tu ne dois pas bien connnaître les développements limités mentionnés par Freddy.

En considérant la variable 2D [tex]X:=\left[\begin{array}{c}x \\ y\end{array}\right][/tex], tu peux voir ton équation sous cette forme :
[tex]\dot{X}=f(X),\quad \text{avec }f(X)=f(x,y)=\left[\begin{array}{l}7{x}^{2}-2y+1 \\ -x{y}^{1/2}+2{x}^{3}\end{array} \right][/tex]

Les équations qu'on sait bien résoudre, ce sont celles où la fonction f est linéaire. Quand on a une équation non linéaire comme ici, on peut essayer d''approximer [tex]\dot{X}=f(X)[/tex] par [tex]\dot{X}=L(X)[/tex] où L(X) est la fonction dont tu parles. (Note : cette opération n'est intéressante qu'au voisinage des points [tex]a=X_0=(x_0,y_0)[/tex] où f s'annule). La fonction L est le développement limité à l'ordre 1 de la fonction f.

Le calcul qu'a fait Hadrien était le développement limité de la composante en x de f ([tex]f_1(x,y)[/tex]) : à proximité de [tex]a=(x_0,y_0)[/tex], on écrit [tex](x,y)=(x_0+\Delta x,y_0+\Delta y)[/tex] de sorte que [tex]X-a=(\Delta x,\Delta y)[/tex]. On obtient alors :

[tex]f_1(x,y)=f_1(a)+Df_1(a)\cdot(X-a)+o(X-a)=(1 + 7 x_0^2 - 2 y_0) + 14 x_0 \Delta x + \Delta y + o(\Delta x, \Delta y)[/tex]

Pour linéariser on fait comme si le petit o était nul. Il ne te reste plus qu'à faire de même chose pour la seconde composante de f.

#121 Re : Entraide (supérieur) » groupe » 04-05-2011 14:40:23

Salut Trickoo

Je ne te demandais pas d'indication : je t'en ai donné une. Si tu suis la méthode que je t'ai proposée, tu devrais résoudre ton problème sans difficulté.

Peux-tu nous dire précisément comment tu as procédé avec 3 éléments et où tu bloques avec 4 ? Je pense que c'est lié à ce que je t'ai indiqué.

#122 Re : Entraide (supérieur) » relations binaires,diagrammes de hasse... » 29-04-2011 23:30:04

Ce diagramme est correct. Par contre tu emploies ton vocabulaire de façon étrange. En général, les termes de minorant/majorant et borne inf/sup sont réservés à des sous-parties d'un ensemble ordonné plus grand. En outre, on parle rarement de minimum/maximum, plutôt de plus petit élément / plus grand élément.

De plus tes arguments sont faux pour la plupart.
"d et a sont elements minimaux,donc ducoup le minimum n'existe pas" oui, tout ppe est par définition minimal universel. "There can be only one."
"c est le seul element maximal,ce qui fait de lui un maximum" affirmation vraie, argument faux. L'ensemble N n'a pas de maximal. Si j'adjoints l'ensemble N à ton ensemble, l'ensemble résultant admettra encore c pour unique maximal, et pourtant il n'aura plus de pge. C'est pas le tout d'être le seul maximal, encore faut-il être plus grand que tout le monde ^^
"etant donné que c est le seul majorant,il est donc la borne sup" idem, pour la même raison, en utilisant en plus le théorème qui dit que quand il y a un pge, il est forcément égal à la borne sup dans tout ensemble ordoné où on plongerait celui-ci.
"etant donné qu'il n'existe pas de minorants,il n'ya pas de borne inf" c'est là où ça devient vraiment bizarre. Vu de l'intérieur du sous-ensemble, minorant = ppe s'il existe. mais vu d'un ensemble plus grand, par exemple :
                 c
               /   \
             d      b
            /       /
           /      a
          e__ /

l'ensemble {a,b,c,d} peut admettre un minorant (e, qui est également borne inf ici), bien qu'il n'ait pas de ppe.

#123 Re : Entraide (supérieur) » groupe » 29-04-2011 11:35:22

Une indication : quels sont les ordres possibles pour chacun des éléments du groupe ? Suivant la valeur du maximum des ordres des éléments, quels groupes peux-tu obtenir ?

#124 Re : Entraide (supérieur) » relations binaires,diagrammes de hasse... » 29-04-2011 11:32:39

Heu... non, non, tu changes d'ordre une fois sur deux ! Cette relation n'est pas symétrique, dRc et cRd ne sont pas interchangeables.

Si tu ne t'y retrouves pas, réessaie en notant ta relation [tex]\leqslant[/tex]

#125 Re : Entraide (supérieur) » relations binaires,diagrammes de hasse... » 28-04-2011 08:43:33

Salut tous les deux.

Pour te répondre Vinegard, la relation qui t'es donnée ici est donnée par son graphe : dire que [tex](x,y)\in\Gamma_R[/tex] revient à dire que [tex]x R y[/tex]. Ensuite comment en déduire le diagramme de Hasse ? Exactement comme tu l'as fait pour la divisibilité et l'inclusion. Comment as-tu fait pour déterminer que 1 serait en bas pour la divisibilité ou le vide pour l'inclusion ? Comment as-tu placé les éléments de "deuxième niveau" ? Tu as simplement testé toutes les combinaisons et conclut quel était le ppe, etc. Ici c'est la même chose.

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