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#51 Re : Entraide (collège-lycée) » Résolution équation » 03-11-2018 12:25:04
Salut,
Une équation de degré 3 en seconde, sans aucune question intermédiaire ou piste de recherche, j'ai du mal à y croire...
Même en première voire terminale S, je ne vois pas beaucoup d'élèves capable d'y arriver en étant lâché dans la nature comme ça.
S'il y a un énoncé qui va avec, on aimerait bien que tu nous le donnes.
Sinon c'est un devoir maison, dit "à prise d'initiative". C'est donc à toi de trouver des méthodes pour y arriver.
Dans ce cas, tu seras plus évalué sur ton 'imagination', ta capacité à trouver comment faire, même si tu n'arrives pas à conclure.
Première idée : résolution graphique
Tu peux tracer directement la courbe de la fonction $f$ et à toi de voir ce que tu dois en faire...
Ou bien modifier un peu l'équation $f(x)=0$ comme tu as commencé à le faire :
$f(x)=0\ \Leftrightarrow\ x^3=3x+2$
Dans ce cas, il te suffit de tracer les courbes de $x^3$ et de $3x+2$.
N'hésite pas à t'aider d'un logiciel de géométrie dynamique comme géogébra par exemple.
Une autre idée : résolution algébrique
La c'est plus compliqué car en seconde tu n'as pas tous les outils.
Tu peux chercher des solutions "évidentes".
$-2$ n'est pas bon, mais tu n'es pas loin.
Je vais noter $\alpha$ cette solution.
Alors $f$ peut s'écrire sous une autre forme :
$f(x)=(x-\alpha)(x^2+bx+c)$
où $b$ et $c$ sont des réels que tu dois déterminer.
Je te laisse déjà réfléchir avec ça.
Je suis resté peut-être un peu flou, mais il faut bien que tu réfléchisses un peu ^^
[edit] Bon bah, j'ai été devancé par yoshi.
Il détaille beaucoup plus ma seconde idée.
(L'avantage de partir de 2 comme solution évidente est que le polynôme que l'on trouve ensuite est une identité remarquable.)
#52 Re : Entraide (supérieur) » Somme des entier naturel » 03-11-2018 00:03:23
Salut,
En effet, il est faux de dire que la somme de tous les entiers naturels est égal à $-\dfrac{1}{12}$.
La confusion vient que fait que la fonction $Zeta$ de Riemman peut être définie par la formule
$\displaystyle \zeta(s)=\sum_{n=1}^\infty{\frac1{n^s}} = 1 + \frac1{2^s} + \frac1{3^s} + \frac1{4^s} + \cdots$.
Cette formule ne fonctionne que pour les nombres complexes de partie imaginaire strictement supérieure à 1.
Mais il est possible de prolonger $\zeta$ sur tout $\mathbb{C}-\{1\}$.
Et notamment, on peut montrer que $\zeta(-1)=-\dfrac{1}{12}$.
De plus si on remplace $s$ par $-1$ dans la formule, on tombe sur la somme de tous les entiers, d'où le mythe de cette propriété farfelue.
Mais il est bien entendu interdit de faire ça, la somme étant divergente pour $s=-1$.
Pour en savoir plus, je conseille l'excellente vidéo d'El Jj : Deux (deux ?) minutes pour... l'hypothèse de Riemann.
Attention, sur internet, on trouve un tas de "démonstrations simples" qui montrent que la somme de tous les entiers vaut $-\dfrac{1}{12}$. Elles sont toutes fausses.
C'est très bien expliqué dans les vidéos de Science4All suivantes :
- 1+2+4+8+16+... = -1 ??? Infini 4
- 1+2+3+4+5+... = -1/12 ??? Infini 5
- La supersommation linéaire, stable et régulière | Hardcore 3
(Préparez vos cachets d'aspirine pour la dernière vidéo.)
#53 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Une jolie fleur » 23-10-2018 20:51:20
Re,
L'un des élèves de troisième à trouvé la réponse de tête en une dizaine de secondes.
#54 Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Extension d'un hexagone » 23-10-2018 18:03:36
- tibo
- Réponses : 1
Salut,
Et encore un !
"On considère un hexagone régulier de côté $a$ et de centre $O$.
Sur chacun des côtés de cet hexagone, on construit vers l’extérieur un rectangle de côtés $a$ et $b$.
Les sommets extérieurs de ces rectangles sont situés sur un cercle de centre $O$.
On considère à présent le cercle construit avec le même procédé à partir d'un hexagone régulier de coté $b$ et des rectangles de côtés $b$ et $a$.
Les cercles obtenus ont-ils le même rayon ?
(Question subsidiaire : Calculer les rayons de ces cercles.)"
#56 Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Une jolie fleur » 23-10-2018 17:52:27
- tibo
- Réponses : 2
Salut,
Un autre problème issu des pépinières.
"Le 'cœur' d'une fleur est un heptagone dont tous les côtés sont de longueur 2.
Les pétales sont des arcs de cercles centrés aux sommets de l'heptagone et dont les extrémités sont les milieux des cotés de l'heptagone.
Quelle est l'aire totale des pétales?"
#57 Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Un carré qui dépasse » 23-10-2018 17:22:14
- tibo
- Réponses : 3
Salut,
Comme chaque année, je vous transmet les problèmes sympas proposés aux pépinières académiques de troisième.
"Soit $ABCD$ un carré de coté 2.
On considère le cercle $\mathcal{C}$ de centre $O$ et de rayon 2 tel que
- $\mathcal{C}$ coupe $[AD]$ et $[BC]$ en $E$ et $F$,
- le segment $[AB]$ est à l’intérieur du cercle,
- la médiatrice de $[AB]$ passe par $O$,
- l'aire de la partie du carré extérieur à $\mathcal{C}$ est égale à 2.
On note $H$ le milieu de $[AB]$.
Calculer la ditance $OH$."
#58 Re : Café mathématique » Le deep learning » 16-10-2018 15:50:35
Salut,
Je viens de la regarder, et en effet c'est une excellente vidéo.
Il faut quand même avoir de sacrées bases en programmation (et en math) pour pouvoir mettre en application tout ce qu'il dit.
Tant qu'à faire un peu de pub, pour ceux qui sont intéressé par le deep learning, je conseille l’excellente chaîne YouTube Science4All.
Gardez une boîte d'aspirine à porté de main.
#59 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Test intelligence mathématique par un médecin Tunisien » 10-10-2018 13:27:24
Salut,
Sans vouloir remettre en question ce Docteur Hichem Mahmoud, je doute que ce test mesure réellement l'intelligence...
Le réussir rapidement montre juste qu'on a maîtrisé le chapitre de collège sur le calcul fractionnaire.
Mais j'ai une bonne proportion d'élèves de lycée (en seconde, voire première) qui ne maîtrisent pas le calcul fractionnaire et qui auraient sûrement du mal à répondre à ces questions. Cela ne les empêchent pas d'être capable de résoudre des problèmes moins calculatoires et qui demandent plus "d'intuition mathématique".
Sans parler du fait que ne pas être bon en math n'implique pas qu'on est complètement idiot...
#60 Re : Entraide (collège-lycée) » besoin d'aide » 08-10-2018 06:40:12
Bonjour,
Ta question n'a aucun rapport avec la discussion en cours.
De plus ce n'est pas vraiment de niveau collège-lycée.
Et nous ne répondons en général pas aux questions si un minimum d'effort n'a pas été fourni.
Montre nous ce que tu as essayé de faire.
Tout cela est écrit dans les règles du forum.
Je t'invite donc à ouvrir une nouvele discussion en respectant tout ça.
#61 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Densité de plantations » 25-09-2018 15:20:19
Salut,
Tout ça me fait penser à de la cristallographie, en plus compliqué vu que l'espace entre les cercles n'est pas le même selon la direction.
Commençons par fixer les notations parce que je m'y perd un peu sur le graphique :
$L$ : longueur du terrain (horizontalement)
$l$ : largeur du terrain (verticalement)
$d$ : diamètre d'un plant (un plant étant modélisé par un disque)
$E$ : distance entre deux plants d'une même ligne (mesurée du bord de chaque disque)
$e$ : distance entre deux plants de deux lignes consécutives (mesurée du bord de chaque disque)
$n$ : nombre de plants par ligne
$p$ : nombre de lignes
$N$ : nombre total de plants
Cas rectangulaire
Il faut que $n\ d+(n-1)\ E \le L$.
Donc $n \le \dfrac{L+E}{d+E}$
Ce qui nous donne $n = int\left(\dfrac{L+E}{d+E}\right)$
On trouve de même $p = int\left(\dfrac{l+e}{d+e}\right)$
Et $N=n*p$
Cas triangulaire isocèle
* Calcul de $p$
Notons $h$ la hauteur du triangle isocèle formée par les centres de trois plants proches (deux d'une même ligne et un de la ligne suivante).
D'après Pythagore, on a $(d+e)^2=h^2+\left(\dfrac{d}{2}+\dfrac{E}{2}\right)^2$
Donc $h=\dfrac{1}{2}\sqrt{(d+2e-E)(3d+2e+E)}$
De plus il faut que $d+(p-1)\ h\le l$
Donc $p\le \dfrac{l-d+h}{h}$
Ce qui nous donne $p=int\left(\dfrac{l-d+h}{h}\right)$
* Calcul de $n$
Un peu plus compliqué.
On pourrait se contenter dans un premier temps de mettre $n$ plants sur les lignes impaires et $n-1$ plants sur les lignes paires.
Dans ce cas, c'est facile ; la même formule que celle du cas rectangulaire s'applique.
Mais ce n'est pas satisfaisant. Dans certains cas, il y a la place de mettre un $n$-ième plant sur les lignes paires...
Le calcul que j'ai est vraiment moche. Je cherche un moyen d'optimiser ça...
J'espère ne pas avoir fait d'erreur de calcul. Yoshi devrait obtenir quelque chose de similaire, nous verrons à ce moment là.
[edit]
D'ailleurs je viens d'avoir une idée pour compliquer le tout.
Pour l'instant on se contente de placer nos plant en les compressant contre le coin supérieur gauche.
Mais c'est n'est pas optimal... Sauf cas exceptionnel, il va nous rester une bande disponible à droite et en bas.
Avec notre disposition actuelle, il n'y a pas moyen d'y placer de plant, mais il doit y avoir un moyen de disposer les plants autrement afin d'optimiser cette place libre.
[edit2]
Une idée pour répondre à mon edit...
On peut calculer $n$ avec la formule du cas rectangulaire $n = int\left(\dfrac{L+E}{d+E}\right)$
Puis au lieu de coller les plants à gauche, les répartir équitablement sur toute la longueur de sorte à avoir les deux coins supérieur occupés.
On obtient un nouvel espacement entre les plants d'une même ligne $E'=\dfrac{L}{n-1}-d$.
Le reste des calculs pour obtenir $p$ est le même en remplaçant $E$ par $E'$.
Un avantage significatif de cette méthode : il n'est jamais possible d'ajouter un $n$-ième plant sur les lignes paires, ce qui nous évite quelques calculs.
A voir si cela permet vraiment de placer plus de plants (ou au moins autant).
#62 Re : Café mathématique » Axiome ! (faux(0) et vrais(1))Ou( faux(0) ou vrais(1)) » 20-09-2018 06:30:42
Re,
Ok , je comprend ce que tu veux dire par "ZF vrai".
D'habitude on dit plutôt "Plaçons nous dans la théorie ZF" ou "Supposons les axiomes de la théorie ZF vrais".
Et je t'invite à faire de même ; c'est plus long mais beaucoup plus clair.
Ta preuve est fantastique ! Elle permet de démontrer que toute théorie est consistante.
Par exemple, prenons la théorie T ayant pour axiomes une assertion A ainsi que non(A).
Alors soit T est consistante, alors ok
Soit T n'est pas consistante, et je peux tout prouver, en particulier que T est consistante.
Donc T est consistante.
Alors que par définition, T n'est pas consistante.
En fait il y a un théorème (démontré par Godel je crois) qui dit :
"On ne peut pas démontrer qu'une théorie est consistante dans la théorie elle-même."
Cela vient du fait que pour démontrer une assertion A dans une théorie T, il faut commencer par énoncer A dans le langage de la théorie T.
En particulier, l'assertion "T est consistante" ne peut pas être énoncé dans le langage de T.
Dans T, cette phrase n'est ni vraie ni fausse. Elle n'existe tout simplement pas dans T. (Et donc elle n'est pas indécidable non plus.)
C'est comme si je voulais démontrer dans ZF que "La nuit, tous les chats sont gris.".
J'en suis incapable, car dans ZF, cette phrase n'existe pas.
#63 Re : Café mathématique » Axiome ! (faux(0) et vrais(1))Ou( faux(0) ou vrais(1)) » 19-09-2018 20:12:30
Salut,
Je ne suis pas sûr que ce sois une bonne idée d'intervenir. Il paraît qu'il ne faut pas nourrir les troll... dont je considère que Dattier en est un beau spécimen.
Néanmoins, allons y.
Supposons ZF vrai,...
Ça veut dire quoi qu'une théorie est vraie ?
Je peux éventuellement dire qu'une assertion est vraie dans une théorie donnée si je peux la démontrer avec les axiomes de la théorie ; mais une théorie vraie, j'avoue que je ne vois pas du tout...
Ainsi rien ne sert de montrer l'inconsistance de ZF, par contre la manière d'attaquer ZF est de prouver qu'il y a profusion d'indécidable.
C'est pas difficile à montrer ça... la démonstration du premier théorème d'incomplétude de Godël me permet de construire une infinité d'assertions indécidables !
Le vrai problème est de montrer que ZF est inconsistante... Là ça ferait pas mal de bruit dans la communauté mathématique et il y aurait sûrement une médaille à la clef.
Quoique... à bien y réfléchir, je ne pense pas que les labos de math s'effondreraient pour autant. Cela donnerait du boulot à une ou deux générations de logiciens, les axiomes de la théorie ZF seraient remaniés de manière à lever l'inconsistance et pis voilà.
Dans la pratique, vraiment très peu de mathématiciens utilisent les axiomes ZF pour démontrer des trucs.
On a écrit les axiomes de ZF pour s'assurer que les mathématiques construites dessus l'étaient sur une base solide.
Dans la pire des cas, on se tournerait vers d'autres théories comme la théorie de types ou la théorie de catégories.
Mais il n'y a aucune chance que les mathématiques s'écroulent, un frémissement peut-être, mais rien de bien grave.
#64 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Géométrie: arc de cercle et rayon » 11-09-2018 06:03:17
Salut ,
Oui !
#65 Re : Entraide (collège-lycée) » Donner une équation sous la forme (x + b)² + a = 0 » 10-09-2018 15:13:50
Bonsoir,
Pour le triangle $ABC$, c'est bon.
Mais il faut construire un autre triangle, appelons le $A'B'C'$, ayant pour coté $3+x$, $4+x$ et $6+x$.
Donc tu traces un segment $A'B'$ de longueur $3+x$, puis un cercle de centre $A$ de rayon $4+x$, etc...
#66 Re : Entraide (collège-lycée) » Donner une équation sous la forme (x + b)² + a = 0 » 09-09-2018 15:13:56
Ok pour la construction du triangle de coté 3,4,6.
As-tu réussi à le faire sur géogébra ?
Si oui, tu peux faire exactement la même chose, sauf que tes cercles auront pour rayons $3+x$, $4+x$ et $6+x$.
Mais sinon l'énoncé ne te demande pas de faire de shéma.
C'est toujours bien d'en avoir un sous la main, mais ici on peut s'en passer.
Posons $x$ la longueur que l'on ajoute à chaque coté du triangle $ABC$.
On obtient ainsi un triangle $A'B′C′$ avec
$A′B′=...$
$A′C′=...$
$B′C′=...$
Or d'après Pythagore...
À toi de compléter les ... et de continuer le raisonnement.
#67 Re : Entraide (collège-lycée) » Donner une équation sous la forme (x + b)² + a = 0 » 09-09-2018 09:41:26
Re,
Finalement on va peut-être revoir comment on dessine un triangle dont les longueurs des cotés sont donnés :
1) Tracer le segment $[AB]$
2) Tracer un cercle de centre $A$ de rayon $AC$
3) Tracer un cercle de centre $B$ de rayon $BC$
4) Le point $C$ est l'un des points d'intersection des deux cercles
Quant à ton triangle rectangle, ok il est bien rectangle, mais il ne respecte pas du tout l'énoncé.
Tu dois ajouter à chaque coté une même longueur.
Sur Géogébra, tu peux créer un curseur (que tu laisse sur 0 au début).
Et tu construis un triangle de coté $3+x$, $4+x$ et $6+x$.
#68 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Problème de complexité géométrique. » 07-09-2018 23:37:56
Hum...
Tu joues très bien le rôle du logicien extrémiste...
Si j'ai le dessin devant moi, je peux désigner avec mon doigt laquelle est $d$ et laquelle est $d'$.
Mais je suppose que cette méthode ne te conviens pas...
J'ai peut-être une méthode plus "formelle".
1) Soit $B$ l'image de $A$ par la translation de vecteur $\overrightarrow{OI}$.
Si cela te dérange que je parle de vecteur, on peut reformuler en construisant le parallélogramme $OIBA$ (éventuellement plat).
2) Tracer le cercle de centre $A$ de rayon $AB$.
3) Parcourir le cercle dans le sens trigonométrique en partant de $B$.
La première demi-droite que l'on croise s'appelle $d_1$, et l'autre $d_2$.
#69 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Problème de complexité géométrique. » 07-09-2018 20:38:52
Re,
1/ Bah envoie moi un dessin avec deux demi-droites, et je les nommerai comme j'ai envie.
Le fait de leur donner un nom ne change rien à leur propriété.
Tu me demanderais de nommer une infinité d'objets, là je pourrais éventuellement avoir quelques problèmes, mais nommer deux objets, ça j'en suis capable.
3/ Je commence à comprendre ce que tu entend par "bonne volonté"... et si je comprend bien ce que c'est, non ce n'est pas forcément nécessaire. Un bon logicien va t'emme... te demander de définir rigoureusement chaque objet, de justifier chaque argument,... (Cauchy était connu pour être un de cela et Godel n'aurait pas pu pondre son théorème d’incomplétude s'il n'avait pas joué à ce petit jeu.)
Après je reconnais que la plupart du temps en mathématiques, on ne se sent pas obligé de revenir à ce niveau de rigueur parce que cela rendrait les articles incroyablement chiants.
2-4/ Il y a sûrement moyen de justifier rigoureusement que j'ai le droit de faire un nombre fini de choix sans utiliser l'axiome du choix, mais je ne sais pas comment.
Et de toute façon, j'accepte de ne pas le faire vu que la définition que j'utilise ne me le permet pas.
5/ Le but est de se donner au départ le moins d'éléments possibles, uniquement ce qui est nécessaire et suffisant.
A partir du segment $[OI]$, je peux construire un repère orthonormé, donc le repère orthonormé n'est pas nécessaire.
Et la définition est très claire la dessus :
"Lorsque l'ensemble des points que l'on se donne au départ est constitué de O et de I, on dit simplement que M est constructible (à la règle et au compas)."
#70 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Problème de complexité géométrique. » 07-09-2018 12:07:05
Re,
Réponse rapide à ton avant-dernier message :
1/ J'ai toujours le droit de nommer les objets qui se trouve devant moi comme j'ai envie.
Notamment, on peut toujours appeler $d$ et $d'$ les deux demi-droites de départ.
Inutile de faire appel à un "processus de nommage automatique"... dont j'ignore d'ailleurs ce que c'est.
3/ On choisit un point $M$ distinct de $O$... Arrête de jouer l'idiot avec ce genre de remarques. Cette discussion s'est révélé plus intéressante que prévu en essayant de remonter à la justification précise de chaque étape. Essaye de faire preuve d'un peu de "bonne volonté" ^^ (C'est un troll, je n'ai toujours pas compris ce que c'est)
2/ et 4/ L'axiome du choix ne fait évidemment pas partie des axiomes d'Euclide. Mais on en a pas besoin ici.
Ce qui rend l'axiome du choix bizarre, c'est qu'il donne la possibilité de faire une infinité de choix simultanément. Et c'est cette infinité de choix qui entraîne des paradoxes un peu bizarre.
Ici M. Coste veut faire un choix, et ça, ça va.
Dans la pratique quand on fait des constructions à la règle et au compas, on s'autorise à choisir des points arbitraires sur des droites ou des cercles déjà tracés.
Néanmoins, la définition que je veux te faire admettre comme "usuelle" ne le permet pas. Donc je me l'interdis aussi.
Les seuls points que j'ai le droit d'ajouter à $P$ l'ensemble des points constructibles doivent être l'intersection de deux cercles, deux droites ou d'un cercle et une droite.
Et en parlant de cette définition d'ailleurs, on y trouve
"Lorsque l'ensemble des points que l'on se donne au départ est constitué de O et de I, on dit simplement que M est constructible (à la règle et au compas)."
C'est cette partie de la définition qui m'autorise à te demander le segment $[OI]$ en plus des deux demi-droites.
#71 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Problème de complexité géométrique. » 06-09-2018 23:36:57
Bah justement, moi je ne te demande pas de repère orthonormé.
Je veux juste ton angle et un segment $[OI]$.
Bonne nuit.
#72 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Problème de complexité géométrique. » 06-09-2018 23:26:06
Tu ergotes vraiment sur des détails.
Tu me fais penser aux climato-sceptiques qui, quand on leur montre des études de climatologues, rétorquent
"Mais regardez, toutes ces modélisations se contredisent ! Certaines prédisent une augmentation de 2°C et d'autres de 6°C. Vous voyez, même les experts ne sont pas d'accord entre eux. C'est donc que cette histoire de réchauffement climatique est fausse."
Sauf que tous les modèles prédisent bien une augmentation de la température.
C'est la même idée ici.
Je ne suis pas d'accord avec l'ordre dans lequel Fred a écrit deux phrases dans son article. A mon sens il aurait dû supposer l'existence du repère orthonormé après avoir donné la définition, vu que la définition ne se sert pas du repère.
Mais la définition en elle-même est très largement acceptée comme bonne, et c'est à elle qu'on se réfère lorsque l'on parle de construction à la règle et au compas.
(Je vais devoir aller me coucher, je continuerai demain.)
#73 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Problème de complexité géométrique. » 06-09-2018 23:06:04
On peut construire le repère orthonormé uniquement à partir du segment $[OI]$ :
1 - tracer la droite $(OI)$,
2 - avec le compas construire les graduations sur la droites $(OI)$,
3 - tracer la perpendiculaire à $(OI)$ passant par $O$,
4 - avec le compas construire les graduations sur la droites $(OJ)$.
Mais de toute façon, on en a pas besoin pour nos histoires de bissectrices.
Pour construire la bissectrice d'un angle, j'ai juste besoin que tu me donnes cet angle et le segment $[OI]$.
D'ailleurs, c'est à mon sens une erreur dans l'article de Bibmath. Il ne devrait pas supposer que le plan est muni d'un repère orthonormé.
Ce repère ne nous sert à rien pour définir la notion de constructibilité. La définition n'en parle pas du tout et se suffit à elle-même, sans supposer l'existence de quoique ce soit (mis à part les points $O$ et $I$, mais ces points sont introduit dans la définition au moment où elle en a besoin).
PS : Je vais de ce pas signaler ça comme une erreur via le lien disponible à cet effet. Fred ne sera peut-être pas d'accord avec moi.
#74 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Problème de complexité géométrique. » 06-09-2018 22:51:38
La définition usuelle de la construction à la règle et au compas est exactement celle que j'ai donné à mon post précèdent.
Je l'ai copié/collé de Bibmath (on trouve d'autres formulations équivalentes sur internet).
Elle découle directement des axiomes d'Euclide.
Si tu veux que je te le démontre, on s'éloigne un peu du sujet initial.
Je ne suis pas un spécialiste des Eléments d'Euclide, il va me falloir un peu de temps pour retrouver les définitions exactes.
#75 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Problème de complexité géométrique. » 06-09-2018 22:38:54
Pour continuer cette discussion, il faut se mettre d'accord sur la définition des objets que l'on utilise.
Moi je considère cette définition :
Soit P un ensemble de points du plan. On considère les 2 catégories d'objets suivant :
1 - les droites (AB), où A et B sont des éléments de P.
2 - les cercles centrés en un point de P, et de rayon AB, où A et B sont des éléments de P.
(ces 2 catégories d'objets sont donc tous les cercles et toutes les droites que l'on peut construire à partir des points de P).Un point M du plan est dit constructible à la règle et au compas en une étape à partir de P s'il existe deux éléments distincts de 1. et 2. donc M est point d'intersection
Un point M est dit constructible à la règle et au compas à partir de P s'il existe des points M1,…,Mn tels que Mi soit constructible en une étape à partir de P et des points précédemment construits.
Lorsque l'ensemble des points que l'on se donne au départ est constitué de O et de I, on dit simplement que M est constructible (à la règle et au compas).
Enfin, on dit qu'un réel r est constructible si le point A(r,0) est constructible.
Si tu n'es pas d'accord avec cette définition, dis moi exactement laquelle tu veux que l'on utilise.








