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noda
06-05-2026 08:28:41

Bonjour,

Je pense avoir compris grâce à votre explication.

Entre prose, approximations et mathématiques, tout k dans Z correspond au point m1(1,0)  à cause des valeurs de cos(2pik) et sin(2pik). De R, il faut donc priver les valeurs de Z d'où l'union des intervalles ouverts qui me posait problème. Il s'agit de la même démarche pour m2.

Je vous remercie beaucoup Glozi.

noda

Glozi
05-05-2026 15:59:54

Bonjour,
Si on définit la fonction $f : \mathbb{R} \to S^1, x\mapsto e^{2i\pi x}$, alors les unions d'intervalles que tu décris sont les images réciproques de tes ouverts $U_1$ et $U_2$ par la fonction $f$. Normalement on parle d'images réciproques ou de préimages et non d'inverses.

Par exemple pour $U_1$ l'image réciproque de $U_1$ par $f$ (notée $f^{-1}(U_1)$) est le sous ensemble de $\mathbb{R}$ qui consiste en les points dont l'image est dans $U_1$ autrement dit tous les points $x\in \mathbb{R}$ tels que $f(x)\in U_1$ autrement dit tous les points $x$ tels que $f(x)\neq m_1$ autrement dit tous les $x$ qui ne sont pas des entiers relatifs.
Cette image réciproque est donc $\mathbb{R}\setminus \mathbb{Z}$ qui est effectivement l'union des intervalles que tu décris
$$f^{-1}(U_1)=\mathbb{R}\setminus \mathbb{Z} = \bigcup_{n\in \mathbb{Z}}]n-1,n[.$$

En espérant que ça t'éclaire un peu plus.
Bonne journée

noda
05-05-2026 10:35:43

Bonjour,

Merci pour la rapidité de vos messages et, le temps que vous avez pris pour me répondre.

Pour Glozi, j'ai encore les mains sous le capot : ce n'est pas évident. Cela me semble une autre approche que celle revêtements/relèvements.

Pour Mossoyan, le poly. reprend des notions oubliées et, un peu plus ce que je comprends.

Cela fait longtemps que je n'ai pas latex donc je ne vais l'utiliser pour l'instant. Je vais essayer de faire sans. La forme ne sera pas là.
Un extrait de "Topologie générale" Félix, Tanré, Dunod :

"...On considère S1 comme le cercle unité du plan R^2 identifié a C. On choisit deux points m1=(1,0) et m2=(-1,0). Nous recouvrons S1 par les ouverts U1=S1\{m1} et U2=S1\{m2}. Par définition de l'exponentielle complexe :
L'inverse de l'exponentielle de U1 sont les unions, pour n apartenant à Z des intervalles ]n-1 , n[ et l'inverse de l'exponentielle de U2 sont les union, pour n appartenant à Z, des intervalles ]n-(1/2) , n+(1/2)[...."

C'est cette dernière phrase que je ne comprends pas.

Je retrouve le même élément de démonstration dans un autre livre "Basic concepts of algebraic topology", Croom, Springer plus en accès (je crois) sur le web.

Bien cordialement.

noda

Mossoyan
04-05-2026 17:18:19

Bonjour,

Très bonnes explications de Golzi, aussi je valide le lien vers analysis situs, c'est un super site.

J'ai écrit un mémoire sur le sujet, je propose une autre manière de calculer ce groupe fondamental. C'est en passant par les revêtements. Le résultat est théorique et demande du temps, mais en échange, on peut calculer de nombreux groupes fondamentaux autre que celui du cercle! De plus, à la lecture, j'ai l'impression que c'est ainsi que tu l'as découvert. Des rappels de licence sont fait au début du papier mais bien sûr si tu as des questions, contacte-moi par email:

Voici le lien vers le mémoire: https://mathsplaisir.wordpress.com/

Bonne journée ou bonne lecture!
--QM

Glozi
01-05-2026 19:13:06

Bonjour,
Je ne sais pas de quelle preuve tu parles ni où tu en es précisément. Je vais donc parler un peu en général d'une stratégie "à la main" pour montrer que le groupe fondamental du cercle est bien $\mathbb{Z}$.

On voit le cercle comme $S^1=\{e^{i\theta}, \theta\in \mathbb{R}\}\subset \mathbb{C}$ muni de la topologie induite par celle de $\mathbb{C}$. Le groupe fondamental du cercle qu'on note généralement $\pi_1(S^1)$ est le groupe des classes d'équivalence des lacets pour la relation d'homotopie. Si on a $\gamma : [0,1]\to S^1$ une fonction continue avec $\gamma(0)=\gamma(1)=1$ on dit que $\gamma$ est un lacet. On dit deux lacets $\gamma$ et $\gamma'$ sont homotopes si on peut déformer continument $\gamma$ pour obtenir $\gamma'$. Plus formellement cela revient à demander l'existence d'une application continue $H : [0,1]\times [0,1]\to S^1$ telle que $H(0,\cdot)$ soit $\gamma$, $H(1,\cdot)$ soit $\gamma'$ et pour tout $t\in [0,1]$ on a $H(t,0)=H(t,1)=1$ (en gros chaque $H(t,\cdot)$ est bien un lacet). La relation d'homotopie est une équivalence et on note $[\gamma]$ la classe d'équivalence d'un lacet $\gamma$. Le groupe fondamental $\pi_1(S^1)$ est juste l'ensemble des classes d'équivalences des lacets munis d'une loi de multiplication qui est juste la composition des lacets (suivre un lacet puis un autre lacet). Il faut vérifier que tout cela est compatible avec la relation d'équivalence d'homotopie mais ce n'est pas trop dur.

Maintenant l'objectif est de montrer que $\pi_1(S^1)$ est isomorphe à $\mathbb{Z}$ en tant que groupe.

Pour $n\in \mathbb{Z}$ on pose $\forall x\in [0,1],\ e_n(x)=e^{2i\pi nx}$ alors $e_n$ est un lacet qui moralement décrit $n$ tours dans $S^1$ (dans le sens trigonométrique si $n>0$ et dans le sens anti-trigonométrique si $n<0$).

On pose $\Psi : \mathbb{Z} \to \pi_1(S^1), n\mapsto [e_n]$
L'application $\Psi$ est un morphisme de groupe, cela se voit car faire $n$ tours puis $m$ tours revient à faire $n+m$ tours.

Reste à voir que $\Psi$ est bijectif.
Une idée pour cela est de réussir à définir pour un lacet arbitraire $\gamma : [0,1]\to S^1$ son nombre de tours $N(\gamma)\in \mathbb{Z}$. On vérifiera ensuite assez facilement que $N$ ne dépend que de la classe d'homotopie de $\gamma$ et que $N$ et $\Psi$ sont réciproques l'un de l'autre.

Pour cela l'idée est de relever le chemin $\gamma$.
On a le fait suivant : Pour tout fonction continue $\gamma : [0,1]\to S^1$ avec $\gamma(0)=1$ alors il existe une unique fonction continue $\Theta : [0,1]\to \mathbb{R}$ vérifiant $\Theta(0)=0$ et telle que pour tout $x\in [0,1]$ alors $\gamma(x)=e^{2i\pi\Theta(x)}$. L'application $\Theta$ est appelée le relèvement de $\gamma$. En gros $\Theta(x)$ est l'argument de $\gamma(x)$ qui varie continument. NB : ce n'est pas si trivial de prouver proprement l'existence de $\Theta$ en revanche l'unicité est assez simple.
Ce relèvement $\gamma\to \Theta$ est l'inverse de la fonction exponentielle dont tu parles.

Ex : Si $\gamma=e_n$ alors on a immédiatement $\Theta(x)=nx$

Maintenant si $\gamma$ est un lacet alors on note $N(\gamma)=\Theta(1)$ où $\Theta$ est le relèvement de $\gamma$. On vérifie que $\Theta(1)$ est bien dans $\mathbb{Z}$ car $\gamma(1)=e^{2i\pi\Theta(1)}=1$.

Reste à montrer que si $\gamma$ et $\gamma'$ sont homotopes alors $\Theta(\gamma)=\Theta(\gamma')$. Ca fait longtemps que j'ai vu ça, je pense qu'une idée est de partir d'une homotopie $H$ qui réalise la déformation continue de $\gamma$ vers $\gamma'$ et considérer $t_0\in  [0,1]$ l'infimum des $t\in [0,1]$ tels que $N(\gamma_t)\neq N(\gamma)$ où $\gamma_t$ est juste $H(t,\cdot)$. En gros si $N(\gamma)\neq N(\gamma')$ alors on regarde dans la déformation $H$ le premier moment où ça se passe mal... (je pense qu'on doit pouvoir aboutir à une contradiction mais je ne l'ai pas écrit bien au propre).

Reste également à montrer que $N$ et $\Psi$ sont inverses l'un de l'autre. Il est clair que $N\circ \Psi$ fait bien l'identité de $\mathbb{Z}$. Pour voir que $\Psi\circ N$ est bien l'identité, on peut prendre $\gamma$ un lacet, $\Theta$ son relèvement et on pose $H(t,x)=e^{2i\pi((1-t)N(\gamma)x+t\Theta(x))}$ et on vérifie que cela réalise bien une homotopie entre $\gamma$ et $e_{N(\gamma)}$.

PS : une mine d'or pour étudier ce sujet est le site https://analysis-situs.math.cnrs.fr/

Bonne journée

noda
01-05-2026 17:54:13

Bonjour,

Senior en maths appliquées, j'ai besoin de me remettre dans un cadre universitaire jusqu'à un niveau moyen en Master 1. Dur, Dur !

Dans le cadre de la démonstration que le groupe fondamental du cercle est l'ensemble des entiers, ils utilisent la fonction exponentielle complexe. Comment est utilisée l'inverse de la fonctionnelle complexe pour trouver le revêtement d'unions d'intervalles ?

J'espère avoir un petit peu clair pour une bonne âme et, qu'elle me donne des indications.


Cela serait very cool, very, very,...

Cordialement.

Noda

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