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bridgslam
12-03-2024 09:43:33

Bonjour,

La fonction que vous proposez est continue pour les topologies habituelles ( associées à la distance réelle) sur l'espace de départ et l'espace d'arrivée.
Elle n'est pas continue partout avec la nouvelle topologie de votre pb, je vous ai pratiquement indiqué pourquoi, et j'ai insisté sur le fait que la continuité est relative aux topologies considérées.

Par exemple en -1, l'image par votre fonction est 2. Pouvez-vous trouver un ouvert contenant -1, dont l'image est dans l'ouvert ]1 , +inf [ ( voisinage de 2) ?


A.

val304
08-03-2024 12:44:27

Je ne comprends pas puisque si l'on prend par exemple la fonction 2x² elle est continue sur R ?

bridgslam
05-03-2024 17:55:56

Bonsoir,


4/ Une partie A sera dense ssi tout ouvert non vide de T contient un point de A, donc... il est facile de les caractériser.

6/ Si m est pair, fm n'est pas continue aux points négatifs contrairement à votre affirmation préliminaire (en plus de ne pas être bijective).
En effet l'image d'un voisinage quelconque d'un tel point x négatif contient toujours au moins 0, pas présent dans tous les voisinages de f(x)> 0.
C'est une façon de faire, parmi d'autres.

NB: la notion de continuité dépend par définition des topologies considérées au départ et à l'arrivée, ici T est bien différente de la topologie usuelle de $\mathbb{R}$, cela induit des propriétés logiquement (en général ) bien différentes selon les fonctions considérées.

Re-rédiger la question 1/ n'est pas une option inutile non plus, pour faire ressortir ( ou se persuader que ...)  la réunion doit être une opération close pour toutes familles d'ouverts. Sans la propriété fondamentale des réels qui permet d'éponger tous les cas, on serait mal. Je pense que la solution à la question doit au minimum le faire ressortir (au lieu d'écrire une chose fausse).

En regardant de plus près vos assertions, il est faux aussi que les points de $\mathbb{N}$ sont isolés.
Tout voisinage d'un naturel n contient entre autres  n+1, n+2, ... donc une infinité de réels distincts de n, chaque entier est donc un point d' accumulation.




A.

Fred
05-03-2024 15:57:08

Re-

  Dans la question 4. tu n'as pas déterminé toutes les parties de $\mathbb R$ dont l'adhérence est $\mathbb R$.
Réfléchis à la propriété cruciale de $\mathbb N$ que tu as utilisé pour démontrer que son adhérence est $\mathbb R$.

F.

val304
05-03-2024 15:07:20

Bonjour, j'ai essayé de corriger mes erreurs pour les questions 2, 3, 4 et 6.

2/ On munit ℝ de la topologie TR.
Déterminer l’intérieur, l’adhérence, la frontière, les points d’accumulation et les points isolés de ]-∞,-1[ U {∅} et ℕ.

Les fermés de TR sont : {]-∞,r],∅,ℝ}
Les ouverts de TR sont : {]r,+∞[,∅,ℝ}

Pour ]-∞,-1[ U {0} :
• Intérieur : ∅
• Adhérence : ]-∞,0]
• Frontière : ]-∞,0] \ ∅ = ]-∞,0]
• Points d’accumulation : ]-∞,-1[
• Points isolés : 0

Pour ℕ = {0,1,2,3,…} :
• Intérieur : ∅
• Adhérence : ℝ
• Frontière : ℝ \ ∅ = ℝ
• Points d’accumulation : ∅
• Points isolés : ℕ

3/ L’espace topologique (ℝ,TR) est-il séparable ?
L’espace topologique (ℝ,TR) est séparable car il contient ℕ qui est dense et dénombrable car, d’après la question 2, l'adhérence de ℕ = ℝ.

4/ Déterminer toutes les parties denses de l’espace topologique (ℝ,TR).
adhérence de ℝ =  ℝ
adhérence de ℕ = ℝ
adhérence de ℚ = ℝ
Donc ℝ, ℕ, ℚ sont denses dans (ℝ,TR).

6/ Pour tout entier m ≥ 1 et x ∈ ℝ, on pose fm(x) = mxm.
Déterminer l’ensemble des valeurs de m telles que fm est un homéomorphisme de (ℝ,TR) sur (ℝ,TR).

fm est un homéomorphisme de (ℝ,TR) sur (ℝ,TR) si fm est une bijection continue et si fm-1 est continue.
• fm : (ℝ,TR) → (ℝ,TR) est continue sur ℝ ∀ m.
             x     ↦   mxm
• fm-1 : (ℝ,TR) → (ℝ,TR) est continue sur ℝ+ ∀ m.
               y    ↦  (y/m)1/m
• fm n’est pas bijective si m est pair.
mais on a fm(fm-1(y)) = fm((y/m)1/m) = m × ((y/m)1/m)m =  m × y/m = y
fm-1(fm(x)) = fm-1(mxm) = ((mxm)/m)1/m = (xm)1/m = x
Donc fm est bijective si m est impair.
Ainsi fm est un homéomorphisme si m est impair.

Pour la question 6, je ne comprends pas trop à quel moment je dois me servir de la topologie TR

bridgslam
05-03-2024 10:57:50

Bonjour,

Et en passant directement au 6/ compte-tenu des autres intervenants, si m est pair non seulement  les fonctions ne sont pas bijectives, mais elles ne sont pas non plus continues ( pour la topologie T considérée ). Je vous laisse voir pourquoi en considérant l'image réciproque de l'ouvert $ ]1; +\infty [$, part exemple.
Un bon sous-exo est de montrer que si m est pair, fm est continue seulement aux points réels  positifs.
Noter aussi que comme on prend une topologie T moins fine que la topologie classique de $\mathbb{R}$ autant sur l'espace de départ que celui d'arrivée, la continuité d'une même fonction pour l'une des topologies n'implique même pas sa continuité pour l'autre.
Par-contre la propriété "f tend vers $+\infty"$ lorsque "x tend vers $+\infty$ " coïncide pour les deux topologies (intérêt très limité).

A.

bridgslam
05-03-2024 00:15:23

Bonsoir,

Comme pour l'autre post , même réponse pour le 1/:

Par exemple min(1/n) n'a pas de sens pour la famille d'ouverts
{ ]1/n, +inf[ }.

Il faut prendre la borne inf des $r_i$ qui d'ailleurs n'est pas forcément finie dans le cas général.

A.

Fred
04-03-2024 22:00:38

Bonsoir,

  Je n'ai lu que les 4 premières réponses.
Pour la question 1, je suis d'accord. Pour la question 2, je ne comprends pas ce que tu as fait avec l'intérieur de $\mathbb N$.
Qui est ce $r$? Que signifie la formule $r=\min(0,r)$?

Pour les question 3. et 4., je ne suis pas d'accord non plus. Pour la question 3, tu fais comme si les seules parties que tu pouvais considérer sont celles de la topologie. Ce n'est pas forcément le cas. Tu peux très bien considérer $\mathbb Q$ par exemple.
Ta réponse à la question 2 devrait te mettre sur la voie pour répondre à cette question (et à la question 4).

F.

val304
04-03-2024 16:50:21

Bonjour, j'ai fait l'exercice suivant. Pourriez-vous me dire si ce que j'ai fait est correct ?


1/ Démontrer que la famille TR = {]r,+∞[ : r ∈ ℝ} U { ℝ} U {∅} définit une topologie sur ℝ.

• ∅ ∈ TR et  ℝ ∈ TR par définition de TR
• toute réunion d'ouverts est un ouvert : U]ri,+∞[ = ]min(ri),+∞[
• toute intersection finie d'ouverts est un ouvert : ]a,+∞[ ∩ ]b,+∞[ = ]max(a,b),+∞[


2/ On munit ℝ de la topologie TR.
Déterminer l’intérieur, l’adhérence, la frontière, les points d’accumulation et les points isolés de ]-∞,-1[ U {∅} et ℕ.

Adhérence : plus petit fermé contenant ]-∞,-1[ U {∅}
Les fermés de TR sont : {]-∞,r],∅,ℝ}
Intérieur : plus grand ouvert contenu dans ]-∞,-1[ U {∅}
Les ouverts de TR sont : {]r,+∞[,∅,ℝ}

Pour ]-∞,-1[ U {∅} :
• Intérieur : ∅
• Adhérence : ]-∞,1]
• Frontière : ]-∞,1] \ ∅ = ]-∞,1]
• Points d’accumulation : ]-∞,-1[
• Points isolés : ∅

Pour ℕ :
• Intérieur : ]r,+∞[ avec r = max(0,r)
• Adhérence : ℝ
• Frontière : ℝ \ ]r,+∞[ = ]-∞,r]
• Points d’accumulation : ∅
• Points isolés : ℕ


3/ L’espace topologique (ℝ,TR) est-il séparable ?

L’espace topologique (ℝ,TR) est séparable s'il existe une partie A de (ℝ,TR) qui est dénombrable et dense dans (ℝ,TR).

(ℝ,TR) est séparable si il contient une partie A dénombrable et dense (adhérence de A = ℝ).
L’espace topologique (ℝ,TR) n’est pas séparable car :
• ]r,+∞[ = [r,+∞[ ≠ ℝ donc ]r,+∞[ n’est pas dense
• ℝ n’est pas dénombrable
• ∅ = ∅ ≠ ℝ donc ∅ n’est pas dense
donc ℝ ne contient pas de partie dense et dénombrable dans (ℝ,TR)
donc (ℝ,TR) n’est pas séparable.


4/ Déterminer toutes les parties denses de l’espace topologique (ℝ,TR).

On a TR = {]r,+∞[ : r ∈ ℝ} U {ℝ} U {∅}.
Une partie A est dense si son adhérence vaut ℝ.
D’après la question 3, [r,+∞[ et ∅ ne sont pas denses.
On a  ℝ =  ℝ qui est la seule partie dense de (ℝ,TR).


5/ Pour tout entier n ≥ 1, on pose xn = exp(n) - π.

Déterminer l’ensemble des valeurs d’adhérence de la suite (xn)n≥1 dans (ℝ,TR).
y est une valeur d’adhérence si ∀ V ∈ Ꮙ(y), ∀ n ≥ 1, ∃ n ≥ n | xn ∈ V/
Comme n ≥ 1, alors xn ≥ - π et limn→+∞ xn → +∞, la suite est strictement croissante donc elle n’admet de valeurs d’adhérence.


6/ Pour tout entier m ≥ 1 et x ∈ ℝ, on pose fm(x) = mxm.
Déterminer l’ensemble des valeurs de m telles que fm est un homéomorphisme de (ℝ,TR) sur (ℝ,TR).

fm est un homéomorphisme de (ℝ,TR) sur (ℝ,TR) si fm est une bijection continue et si fm-1 est continue.
fm(x) est continue.
fm-1(y) = (y/m)1/m est continue.
fm(fm-1(y)) = fm((y/m)1/m) = m × ((y/m)1/m)m =  m × y/m = y
fm-1(fm(x)) = fm-1(mxm) = ((mxm)/m)1/m = (xm)1/m = x
Donc f est bijective.


7/ Soit Td la topologie usuelle sur ℝ.

L’espace topologique (ℝ×ℝ,TR×Td) est séparé si (ℝ,TR) et (ℝ,Td) sont séparés.
On a TR = {]r,+∞[ : r ∈ ℝ} U { ℝ} U {∅} et Td = {P(X)}.
Si les (Xj,Tj) sont tous séparés alors l'espace produit est séparé.
Donc voyons si (ℝ,TR) et (ℝ,Td) sont séparés.
(ℝ,TR) est T2 si pour tout couple (x,y) de points distincts de ℝ, il existe 2 ouverts disjoints dont l'un contient x et l'autre y.
On prend (x+y)/2 ∈ ]r,+∞[, alors si ]r,+∞[ contient min(x,y) alors il contient max(x,y) donc (ℝ,TR) n’est pas T1 donc pas T2.
Comme (ℝ,TR) n’est pas séparé, alors (ℝ×ℝ,TR×Td) ne peut pas l’être.

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