Menteurs!

Il fallait oser le dire!

C'est Claire O'Petit qui l'a dit...

"Je vais me la faire!". Voici la phrase lancée par Claire O'Petit à l'encontre de Aurore Bergé, pourtant membre du même groupe politique qu'elle, en août 2017 dans le magazine Society. La raison de ce courroux remonte aux reproches faits par Claire O'Petit à Richard Ferrand, pour sa gestion (jugée "défaillante") des premiers jours du groupe "La République en Marche" à l'Assemblée Nationale. Aurore Bergé avait alors recadré Claire O'Petit en ces termes : "Ce qui n’est pas à la hauteur, c’est de faire des aventures personnelles pour faire quelques médias. Moi, je suis plutôt plus sévère avec Claire O’Petit. C’est quelqu’un que j’apprécie humainement et personnellement. Elle peut dire ce qu’elle pense. Mais moi, je pense que ce qui a en grande partie tué le précédent quinquennat, c’est ceux qui ont été appelés les 'frondeurs'". Un recadrage apprécié par l'intéréssée, donc!

Source : Society, 31 août 2017 Votez! 0 vote(s)

Agnès Buzyn
"Je ne pourrai pas être candidate aux municipales : j'avais déjà un agenda très chargé, j'ai beaucoup de réformes dans le ministère, et s'est rajouté un surcroît de travail avec la crise du coronavirus, qui aujourd'hui m'occupe énormément. J'avais dit à Benjamin Griveaux malgré mon soutien que je ne pourrais pas m'engager auprès de lui". Voici ce que déclare Agnès Buzyn le vendredi 14 février 2020 après que Benjamin Griveaux se soit retiré de la course à la mairie de Paris. Deux jours plus tard, le dimanche 16 février, dans l'après-midi, elle se déclare finalement candidate....
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Jawad Boudaoud
Lors de son procès pour avoir hébergé des terroristes de Daech, il déclare : "Je suis fini. Je suis fini. Que je mente ou pas. Je suis fini. Je suis fini. Vous comprenez. Fini. Qu’est ce que je vais faire en sortant ? J’avais un projet de faire un nouveau point de vente de cocaïne. Qui va vouloir s’associer avec moi, maintenant?" Un beau projet pour une future remise de peine!!!
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Jean-Jacques Urvoas
Le 14 octobre 2016, devant le congrès des avocats, Jean-Jacques Urvoas défend avec véhémence le secret judiciaire : "Je crois que ce secret, ce n'est pas un confort, c'est une obligation qui est justifiée par l'intérêt général".
Il a dû repenser à cette phrase le 13 décembre 2017, suite à des révélations du Canard Enchaîné. L'affaire en question est une enquête ouverte pour fraude fiscale, blanchiment et trafic d'influence. Durant l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, Thierry Solère aurait été informé d'une possible nomination au poste de ministre de l'Intérieur en cas de victoire d'Emmanuel Macron face à Marine Le Pen.
Le candidat En Marche "pense que Thierry Solère pourrait prendre le portefeuille de l'Intérieur. Ravi, flatté, mais inquiet, le député des Hauts-de-Seine aimerait savoir où en sont ses déboires. Il s'en ouvre à Jean-Jacques Urvoas, sur le départ", rapporte ainsi l'hebdomadaire satirique.
Le ministre de la Justice, après avoir reçu de ses services une synthèse détaillant les investigations en cours au sujet de Thierry Solère, la transmet à l'intéressé, via la messagerie cryptée Telegram, utilisée notamment par les réseaux terroristes. Mais Thierry Solère conserve une copie du document "dans son propre téléphone", raconte Le Canard enchaîné. Résultat, le 26 juin lors d'une perquisition, les enquêteurs tombent dessus au domicile du député.
Evidemment, ce viol du secret judiciaire était dans l'intérêt général!
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Christophe Castaner
«Un ministre n'a pas à commenter une affaire judiciaire». Voici la réaction de Christophe Castaner, secrétaire d'état chargé des relations avec le parlement, à la déclaration de Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, après sa sortie sur l'affaire Daval. Elle avait notamment déclaré «On fait comme si la victime elle-même était coupable d'avoir été victime. Là, nous dire qu'elle avait une personnalité écrasante et que c'est pour ça qu'il l'aurait assassinée, je trouve ça proprement scandaleux». C'est ce qui s'appelle un recadrage, non?
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Ségolène Royal

Dans son livre, Ce que je peux enfin vous dire, Ségolène Royal, s’en prend à Libération, et à son directeur de publication, Laurent Joffrin. Page 39 du livre, dans un chapitre consacré au traitement particulier réservé aux femmes en politique, elle écrit, à propos de sa campagne présidentielle perdue en 2007 : «Le pire, c’est qu’à ce moment-là les journaux de gauche censés partager mes valeurs ont été les plus violents : c’est Laurent Joffrin qui en 2007, à un moment crucial de ma campagne, entre les deux tours de l’élection présidentielle, publie dans Libération "La gauche bécassine"».

Ségolène Royal semble avoir des problèmes avec les dates, et aussi avec le contenu. Voici ce que publie Libération pour sa défense, le 2 novembre 2018 : Le directeur de publication de Libé a bien publié un essai, intitulé La gauche bécassine, en février 2007. Où il ne s’en prend pas à la seule Ségolène Royal, mais au Parti socialiste dans son ensemble. Le 21 février 2007, dans un édito publié dans Libé, il évoque d’ailleurs cette expression, mais pour dénoncer le fait que Ségolène Royal en soit affublée lors de la campagne : «S’il y a une bécassine, c’est la vieille gauche étatiste, dépensière, irréaliste et «européolâtre». Royal fait appel à la responsabilité, elle fustige l’assistanat, elle veut une réforme de l’Etat. Socialisme libéral? Blairisme? Non. Mendésisme au féminin, mitterrandisme moralisé, jospinisme décoincé. Le dépassement, en fait, de l’antique distinction entre première et deuxième gauche. Ce n’est pas la jeune Ségolène qui tire la gauche vers le bas. C’est la vieille gauche qui plombe la candidate nouvelle. Difficile de danser le rock avec des éléphants».

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Jean-Christophe Lagarde
Lors de l'affaire "Fillon", ce bon mot de Jean-Christophe Lagarde a fait le tour de l'Assemblée Nationale : "Fillon, c'est l'inspecteur Columbo : il parle toujours de sa femme, mais on ne la voit jamais".
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Henri Guaino
Au soir de sa défaite au premier tour des législatives de 2017, Henri Guaino multiplie les déclarations fracassantes sur les plateaux, s'en prenant à chaque fois aux électeurs de la 2e circonscription de Paris où il se présentait. Sur BFMtv au soir de sa défaite, il a ainsi déclaré que ses électeurs étaient "à vomir" avant d'annoncer son retrait de la vie politique. Il s'en est plus particulièrement pris "aux bobos qui vivent dans l'entre-soi de leur égoïsme", et puis à "cette bourgeoisie traditionnelle de droite, celle qui va à la messe, qui emmène ses enfants au catéchisme et qui après vote pour un type qui pendant 30 ans s'est arrangé, a triché", visant ainsi François Fillon.
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Laurent Wauquiez

Confronté à la difficulté de soutenir le mouvement des "Gilets jaunes" en décembre 2018 sans aller trop loin, Laurent Wauquiez est parfois obligé de jouer un peu avec la vérité. Ainsi, invité de l’émission « Les 4 Vérités », mercredi 5 décembre sur France 2, alors que la journaliste, Caroline Roux lui a demandé s’il avait « regretté, à un moment, d’avoir enfilé le gilet jaune », Laurent Wauquiez a répondu : « Je n’ai jamais enfilé de gilet jaune. J’ai apporté mon soutien et je ne renie rien de ça. »

Pourtant, une photo prise le 24 novembre au Puy-en-Velay, on le voit très nettement revêtu d'un gilet jaune.

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