Menteurs!

Il fallait oser le dire!

C'est Gaspard Gantzer qui l'a dit...

À la tête de son propre mouvement «Parisiennes, Parisiens», Gaspard Gantzer assurait dès mars 2019 qu'il ne se rallierait «jamais» à la liste de La République en marche. «Quand je me lance dans une bataille, c'est pour y aller totalement et jusqu'au bout. Il n'y aura ni ralliement, ni rustine apportée aux uns et aux autres», avait-il martelé sur France Inter. Sur Europe 1 en août 2019, le candidat ne disait pas autre chose : «On ira jusqu'au bout, quoi qu'il arrive. Rien ne nous fera dévier de notre route». Puis la semaine du 10 février, il déclarait encore au Figaro : «Qu'il pleuve ou qu'il vente, j'y vais quand même». Mais le jeudi 20 février, voilà qu'il annonce son ralliement à Agnès Buzyn, tête de liste de LREM....

Source : Le Figaro, 21 février 2020 Votez! 0 vote(s)

François Fillon
"Il s'agit de provoquer un choc de confiance du même ordre que celui qui avait permis en 1958 d'initier une longue période de prospérité restée dans l'histoire comme les Trentes Glorieuses''. Voici comment le premier ministre François Fillon présentait le "paquet fiscal'' en juin 2007. En février 2008, le moral des ménages français mesuré par l'INSEE n'a jamais été aussi bas depuis vingt ans! Quel choc, en effet! Par ailleurs, les "Trente Glorieuses'' correspondent en France aux années 1945 à 1973 approximativement! Certes, on veut toujours tout ramener à de Gaulle, mais quand même!
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François Fillon
Dans le journal de TF1 du 26 janvier 2017, en pleine tourmente sur l'emploi fictif ou non de sa femme Pénélope, il révèle qu’il avait rémunéré « pour des missions précises deux de ses enfants qui étaient avocats en raison de leurs compétences » quand il était sénateur de la Sarthe (de septembre 2005 à juin 2007). Or ses deux enfants qui sont devenus avocats ne l'étaient pas durant cette période : sa fille Marie n'a prêté serment qu'en novembre 2007, son fils Charles qu'en juin 2011.
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Edouard Philippe
Nous sommes le samedi 8 octobre 2016. Une manifestation contre l'aéroport est organisée à Nantes. Le même jour, à Paris, Édouard Philippe, alors porte-parole du candidat à la primaire de la droite Alain Juppé est l’invité de franceinfo. Celui qui est encore maire du Havre se dit favorable à la à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Pourquoi ? Parce que la démocratie a parlé. Précisément, il dit : "Quand vous prenez une décision dans une démocratie, il y a des gens qui sont contre. Ils peuvent le faire valoir politiquement et juridiquement. C'est très sain, c'est très bien et il faut préserver ce système. Mais une fois que la décision est politiquement prise, une fois que les juges se sont prononcés en disant 'on peut le faire', il faut la mettre en œuvre. Sinon vous ruinez le système. Et ce qui est terrible dans l'affaire de Notre-Dame-des-Landes, c'est le délitement du mécanisme de prise de décisions dans une démocratie et dans notre République. Et c'est pour ça que, je crois, qu'il faut y aller. Alors j'espère que le gouvernement, qui est souvent dynamique et carré dans ses expressions, le sera dans ses actes." Pourtant, le 18 janvier 2018, devenu Premier Ministre, Edouard Philippe annonce l'abandon du projet.
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Bruno Le Maire
En réponse à une intervention de Sira Sylla (LREM) sur le soutien aux victimes des inondations lors des questions au gouvernement, le ministre de l'Economie Bruno Le Mairea d'abord exprimé sa «solidarité», avant de lancer: «nous sommes en train de recueillir toutes les demandes avec le ministre de l'Intérieur Christophe Colomb». Après des rires dans l'hémicycle déclenchés par ce lapsus et un tonitruant «Gérard» fusant sur les bancs, le ministre a rebondi: «laissez moi reconnaître à Gérard Collomb la lucidité d'avoir découvert le Nouveau monde!», allusion au «nouveau monde», l'un des slogans des partisans d'Emmanuel Macron.
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Marlène Schiappa
"La laïcité n'est ni fermée ni ouverte elle est la laïcité, point. Honorée de recevoir le Prix spécial laïcité du Grand Orient De France, que je prends comme un encouragement." Tel était le tweet de Marlène Schiappa le 8 décembre 2017. Ce tweet sonnait d'ailleurs comme un préambule à son livre "Laïcité, Point!" à paraitre début janvier 2018. Pourtant, on apprenait quelques jours plus tard qu'elle scolarise ses enfants dans une école privée confessionnelle...
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Christophe Castaner
Invité de Bourdin direct, sur RMC et BFM TV, le 23 novembre 2017, Christophe Castaner déclare : "Je n'ai jamais utilisé l'écriture inclusive. J'ai même du mal à la lire et je trouve ça un peu "couillon" comme on dit chez moi". Pourtant, sa profession de foi pour son élection à la tête d'En Marche, daté du 8 nov 2017, commence ainsi : "Cher.e.s ami.e.s, Engagé.e.s auprès d’Emmanuel Macron, nous sommes des adhérent.e.s, des parlementaires, des référent.e.s, des élu.e.s de collectivités locales ; nous sommes issu.e.s ....". On a connu de l'écriture moins inclusive!
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Aurélie Filippetti
Fin d'année 2012, François Hollande a demandé à ses ministres de ne pas quitter la métropole pour les fêtes. Des rumeurs circulent qu'Aurélie Filippetti, alors ministre de la culture, s'est pourtant rendue à l'Ile Maurice. Interrogé par Europe 1, son cabinet répond : "Non, elle n’est pas allée à l’Île Maurice". Mais des photos publiées par Voici laissent peu de place au doute. La ministre est alors obligée, le 9 janvier 2013, de confirmer au Lab d'Europe 1 son voyage...
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Lydia Guirous
« Une mise en examen ne veut pas dire culpabilité », rappelle Lydia Guirous. « 80 % des personnes qui sont mises en examen ne sont pas condamnées. » Voici ce que déclare la porte-parole du mouvement les Républicains le 22 mars 2018, au lendemain de la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement lybien de sa campagne. C'est totalement faux, nous explique le site des décodeurs du Monde : Seules 20 % des personnes mises en examen dans des affaires conclues en 2016 ont bénéficié d’un non-lieu, selon les dernières informations du ministère de la justice, les autres ont été renvoyées devant des tribunaux. En 2016, 22 013 personnes mises en examen (67 %) ont été renvoyées au tribunal correctionnel, où « le taux de relaxe pour les personnes jugées en audience est de 6,4 % », comme le précise le ministère de la justice. 2 300 (7 %) ont été mises en accusation devant la cour d’assises, qui avait un taux d’acquittement de 5,2 % en 2015.
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