Menteurs!

Il fallait oser le dire!

C'est Nicolas Sarkozy qui l'a dit...

En pleine tourmente dans l'affaire libyenne, Nicolas Sarkozy se défend sur le plateau du journal de TF1, alors qu'il est accusé par Ziad Takieddine de s'être fait remis autour du 27 janvier 2007 une valise avec 1,5 millions d'euros : «Il dit, ce sinistre individu [Ziad Takieddine, NDLR], qu'il m'aurait croisé au ministère de l'Intérieur. Il ne dit pas qu'il avait un rendez-vous, il dit qu'il m'aurait croisé au ministère de l'Intérieur et il dit autour du 27 janvier. Il m'a croisé, il a dit "bonjour Monsieur le ministre", il m'a remis une valise avec 1,5 millions d'euros, voyez la crédibilité de la scène... On se croise. Que n'aurait-il fait et qu'aurait-il fait de cette valise s'il ne m'avait pas croisé ? Mais il n'a pas de chance cet escroc, parce que j'ai la preuve que le 27 janvier je n'étais pas à Paris. J'étais en Avignon. Le 28 janvier je n'étais pas à Paris, j'étais en Avignon. Que le 26 janvier, je n'étais pas à Paris, j'étais en Poitou-Charentes. Et que le 25 janvier dans l'après-midi je n'étais pas à Paris, j'étais à Saint-Quentin. Deuxième ignoble mensonge.» Sauf que le site BuzzFeed a vérifié : le 26 janvier au matin, Nicolas Sarkozy était à Paris, puisqu'il a assisté à une cérémonie en hommage à l'Abbé Pierre, des photos de l'AFP en attestent!

Source : BuzzFeed, le 23 mars 2018 Votez! 1 vote(s)

Christian Estrosi
"90% des mises en examen se terminent en non-lieu". Voici ce que déclare Christian Estrosi en février 2016, une semaine après la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Ce chiffre de 90% est complètement fantaisiste! Ainsi, en 2016 nous expliquent les décodeurs du Monde, seules 20 % des personnes mises en examen dans des affaires conclues en 2016 ont bénéficié d’un non-lieu, selon les dernières informations du ministère de la justice, les autres ont été renvoyées devant des tribunaux. En 2016, 22 013 personnes mises en examen (67 %) ont été renvoyées au tribunal correctionnel, où « le taux de relaxe pour les personnes jugées en audience est de 6,4 % », comme le précise le ministère de la justice. 2 300 (7 %) ont été mises en accusation devant la cour d’assises, qui avait un taux d’acquittement de 5,2 % en 2015.
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Nicolas Sarkozy
Nous sommes le 17 novembre 2016. C'est le troisième débat de la primaire de la droite pour la présidentielle. David Pujadas interroge Nicolas Sarkozy sur les déclarations de Ziad Takieddine, qui avait assuré à Mediapart avoir remis début 2007 "trois valises d'argent libyen à Guéant et Sarkozy". La réponse de l'ancien Président est vive : "Quelle indignité ! Vous n’avez pas honte ? Vous n’avez pas honte de donner écho à un homme qui a fait de la prison, qui a été condamné à d’innombrables reprises pour diffamation et qui est un menteur ?" Le 21 mars 2018, Nicolas Sarkozy est mis en examen dans cet affaire. Il semble que les juges d'instruction ont considéré les accusations de Ziad Takieddine, mis en examen dans le dossier, avec un certain intérêt.
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Jean-Christophe Lagarde
"Mais aujourd'hui vous avez plus de la moitié de la population à Mayotte qui est là clandestinement". Voici ce que déclare Jean-Christophe Lagarde le 13 mars 2018 sur France Info, alors que la contestation fait rage. Mais les chiffres de l'INSEE contredisent formellement cela. En 2017, Mayotte comptait l'an dernier 256 500 habitants. Il s'agit du département français le plus dense, celui avec la plus forte augmentation démographique et celui ou le nombre d'étranger dans la population est le plus important : quatre adultes sur dix sont de nationalité étrangère.Mais, être étranger ne veut pas forcément dire être "clandestin". Toujours selon l'Insee, sur l'ensemble des étrangers présents à Mayotte, la moitié y réside de manière tout à fait légale.
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François Bayrou
Il déclare lors d'une interview à Marianne daté du 30/09/2016, à propos de la candidature d'Emmanuel Macron : "Peut-être que dans quinze ans, quand il aura vécu ce qu'il doit vivre, Macron sera prêt mais pour l'instant, il n'y a rien". Neuf mois plus tard, ce rien est devenu Président de la République!
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Nicolas Sarkozy
Le 2 février 2007 à Maisons-Alfort, le candidat Nicolas Sarkozy en campagne avait affirmé, sous les vivats des militants : «Je souhaite qu’une allocation familiale soit versée dès le premier enfant parce que le premier enfant représente une charge très lourde pour les jeunes couples qui sont au début de leur vie professionnelle, qui souvent enchaînent les petits boulots et sont confrontés à la précarité». Un an et demi après son élection, la secrétaire d'état à la famille, Nadine Morano, affirme que cette mesure n'est pas une priorité. Rappelons aussi qu'en mai 2008, les deux majorations successives des allocations familiales prévues quand les enfants atteignaient 11 ans (33 euros) et 16 ans (60 euros) ont été supprimées et remplacées par une majoration unique de 60 euros quand l’adolescent atteint 14 ans. Ce qui représente pour chaque famille une perte de 540 euros!
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Gilbert Collard
En meeting mercredi au Cailar, dans le Gard, Gilbert Collard; qui est arrivé au coude-à-coude au premier tour avec sa rivale La République En Marche, a décidé de passer un savon à ses électeurs. "Allez voter bande de fainéants ! Si tous les électeurs du Front avaient voté je passais au premier tour".
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Emmanuel Macron
Sur France Inter, le candidat Macron prenait position sur le chantier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. "Le peuple s'est exprimé, je suis pour respecter cette décision", disait-il en référence au référendum organisé en juin 2016 en Loire-Atlantique. A une large majorité, les habitants se prononçaient pour la construction du nouvel équipement. On comprenait alors que s'il était élu, il le ferait construire. Mais le 17 janvier 2018 son premier ministre, Edouard Philippe, annonce que le projet de construction est abandonné, décision prise "en relation étroite avec le président de la République". On avait du mal comprendre!
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Claire O'Petit
"Je vais me la faire!". Voici la phrase lancée par Claire O'Petit à l'encontre de Aurore Bergé, pourtant membre du même groupe politique qu'elle, en août 2017 dans le magazine Society. La raison de ce courroux remonte aux reproches faits par Claire O'Petit à Richard Ferrand, pour sa gestion (jugée "défaillante") des premiers jours du groupe "La République en Marche" à l'Assemblée Nationale. Aurore Bergé avait alors recadré Claire O'Petit en ces termes : "Ce qui n’est pas à la hauteur, c’est de faire des aventures personnelles pour faire quelques médias. Moi, je suis plutôt plus sévère avec Claire O’Petit. C’est quelqu’un que j’apprécie humainement et personnellement. Elle peut dire ce qu’elle pense. Mais moi, je pense que ce qui a en grande partie tué le précédent quinquennat, c’est ceux qui ont été appelés les 'frondeurs'". Un recadrage apprécié par l'intéréssée, donc!
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