Menteurs!

Les petites phrases d'Annick Girardin

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Ses mensonges

Invitée de la matinale de France Inter le mardi 13 mars 2018, la ministre des Outre-mer Annick Girardin s’est exprimée au sujet de Mayotte, alors qu’un climat d’insécurité règne sur l’île de l’océan Indien. « Aucune région, ou pays, n’a la moitié de sa population qui est étrangère, a-t-elle lancé. Une déclaration fausse! En effet, selon des chiffres de l’ONU, il y avait, par exemple, 88,4 % de migrants internationaux sur la population totale des Emirats Arabes Unis en 2017. C’est, par ailleurs, le cas au Koweït (75 %), au Qatar (65 %), au Liechtenstein (65 %) ou encore en Andorre (53 %), toujours selon des données de l’ONU.

Source : AFP Factuel, 14 mars 2018 Votez! 0 vote(s)

François Fillon
Il a dit et répété tout au long de la campagne des primaires de la droite et du centre, ainsi qu'en janvier et février 2017, qu'il ne serait pas candidat à l'élection présidentielle s'il était mis en examen. Ainsi :
* le 29 aout 2016, sur RMC, il déclare (et il tweete) : "Moi, si j'étais mis en examen, je ne serais pas candidat à l'élection présidentielle. Question de morale."
* en octobre 2016, dans l'émission politique sur France 2, il déclare : "Je ne serais pas candidat à l'élection présidentielle si j'étais mis en examen, je ne changerai pas de discours".
* le 26 janvier 2017, dans le journal de TF1, il réaffirme : "Il y a une seule chose qui m'empêcherait d'être candidat, c'est si mon honneur était atteint, si j'étais mis en examen".
Le 1er mars, dans une conférence de presse, il déclare pourtant : "Je serai convoqué le 15 mars en vue d'une mise en examen [...] Je ne me retirerai pas [...] Oui, je serai candidat à la Présidence de la République".
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Lydia Guirous
En ce mois de mars 2018, la contestation populaire à Mayotte autour de l'insécurité gronde. Evidemment, la classe politique s'en empare. Comme Lydia Guirous qui déclare le 12 mars sur Sud Radio : "Il est vrai qu'il y a un souci. Vous savez que la maternité à Mayotte fait plus de 30 000 accouchements par an. Dont 70% de parents clandestins." Sauf que c'est parfaitement faux! En 2017, 9 674 bébés sont nés dans la maternité de Mamoudzou, chef-lieu du département. Ce nombre de naissances en fait la maternité la plus fréquentée de France. Mais ce n'est pas "30 000 accouchements", contrairement à ce qu'affirme Lydia Guirous. Par ailleurs, l'estimation de la porte-parole du parti Les Républicains sur les "70% parents clandestins" est aussi à relativiser. D'après l'Insee, 74% des femmes qui ont donné naissance à Mayotte en 2016 étaient de nationalité étrangère. Mais si l'on prend aussi en compte les pères, le chiffre tombe à quatre enfants sur dix avec deux parents étrangers. En clair, plus de la moitié des nouveaux nés à Mayotte deviennent Français parce qu'ils ont un parent français et pas parce qu'ils y sont nés. Et par ailleurs, ce n'est pas parce que les parents sont tous les deux de nationalité étrangère qu'ils sont forcément clandestins.
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François Fillon
Le 2 septembre 2016, il déclare sur le plateau de France Info : "Il y a un problème d'abaissement du niveau d'éthique en politique". Puis, quelques instants plus tard, il ajoute : "Ce que je mets sur le même plan, c'est la manière dont le système médiatico-politique passe sur toutes ces affaires. Tout ça, ça fait la Une pendant trois jours et puis ensuite c'est fini, on n'en parle plus". Voici des paroles dont il aurait dû se rappeler quand il dénonce en février 2017 en plein "Penelopegate" des médias "lyncheurs" et "assassins".
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Nicolas Hulot
A propos de la Présidentielle, il déclare sur LCI le 2 février 2017 : "J'ai refusé d'être candidat car j'avais peur d'être au second tour". Etonnant le candidat qui aurait peur d'être élu!
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François Bayrou
Dans une interview à RTL, en 2007, François Bayrou se posait, contre Nicolas Sarkozy, en champion de la liberté de la presse : "Des interventions directes sont faites auprès des rédactions, sont faites auprès des chaînes, de manière que l'information se trouve verrouillée", s'émouvait alors le Béarnais. "Je n'accepterai jamais que dans mon pays on verrouille l'information. On a besoin de médias libres, dans un pays libre. Personne ne devrait pouvoir intervenir sur les médias, comme cela se fait tous les jours, en faisant craindre quelque chose aux journalistes […] C’est la pratique quotidienne en France. Et bien, il faut que cela cesse".

Dix ans plus tard, François Bayrou, alors garde des sceaux(!) appelle la rédaction de Radio-France pour qu'une enquête sur des emplois fictifs d'assistants parlementaires frappant son parti le modem ne soit pas diffusés!
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François Bayrou
François Bayrou a une image positive de sa famille politique. Ainsi, il déclare en 2011 : "Rassembler les centristes, c'est comme conduire une brouette pleine de grenouilles : elles sautent dans tous les sens".
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Christophe Castaner
«Un ministre n'a pas à commenter une affaire judiciaire». Voici la réaction de Christophe Castaner, secrétaire d'état chargé des relations avec le parlement, à la déclaration de Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, après sa sortie sur l'affaire Daval. Elle avait notamment déclaré «On fait comme si la victime elle-même était coupable d'avoir été victime. Là, nous dire qu'elle avait une personnalité écrasante et que c'est pour ça qu'il l'aurait assassinée, je trouve ça proprement scandaleux». C'est ce qui s'appelle un recadrage, non?
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Manuel Valls
Concurrent à la primaire de la gauche en 2017, Manuel Valls signe et accepte l'engagement suivant : « Je m’engage à soutenir publiquement le-la candidat-e qui sera désigné-e à l’issue des élections des Primaires citoyennes et à m’engager dans sa campagne. » Pourtant, le 29 mars, il annonce son soutien à Emmanuel Macron, et non à Benoit Hamon, vainqueur de la primaire. Bien sûr, il a justifié ce non-respect de son engagement!
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