Menteurs!

Les petites phrases de Christian Estrosi

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Ses mensonges

"90% des mises en examen se terminent en non-lieu". Voici ce que déclare Christian Estrosi en février 2016, une semaine après la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Ce chiffre de 90% est complètement fantaisiste! Ainsi, en 2016 nous expliquent les décodeurs du Monde, seules 20 % des personnes mises en examen dans des affaires conclues en 2016 ont bénéficié d’un non-lieu, selon les dernières informations du ministère de la justice, les autres ont été renvoyées devant des tribunaux. En 2016, 22 013 personnes mises en examen (67 %) ont été renvoyées au tribunal correctionnel, où « le taux de relaxe pour les personnes jugées en audience est de 6,4 % », comme le précise le ministère de la justice. 2 300 (7 %) ont été mises en accusation devant la cour d’assises, qui avait un taux d’acquittement de 5,2 % en 2015.

Source : France Info, 22 février 2016 et les décodeurs du Monde, 23 mars 2018 Votez! 0 vote(s)

Ses phrases cultes

«Si Paris avait été équipée du même réseau [de caméras] que le nôtre, les frères Kouachi n’auraient pas passé trois carrefours sans être neutralisés et interpellés ». Voici ce que déclare Christian Estrosi le 19 janvier 2015 après les attentats de Charlie Hebdo. Damned! Mediapart révèle en décembre 2016 que l'auteur des attentats de Nice a conduit, à trois occasions et durant une trentaine de minutes, son 19 tonnes sur le trottoir de la promenade des Anglais, pour calculer ses trajectoires le soir de son crime. La scène était à chaque fois filmée, mais la police municipale n’a pas réagi.

Source : Mediapart, 22 décembre 2016 Votez! 0 vote(s)

Gérard Collomb
La question des migrants est délicate pour Gérard Collomb. Le ministre de l'Intérieur a estimé, mercredi 30 mai 2018, que ces derniers faisaient du benchmarking (étude comparative de marché) de l'asile en Europe pour choisir leur destination finale. Une petite phrase prononcée devant le Sénat, relayée par nos confrères de Public Sénat. "Le Sénat aime beaucoup, pour pouvoir trouver ses propres repères, regarder les différentes législations pour voir un peu comment l'on se situe par rapport aux autres pays européens, a commencé l'ancien maire socialiste de Lyon. Puis-je vous dire, monsieur le Président, qu'il n'y a pas que le Sénat qui fait du benchmarking, mais que les migrants aussi font un peu de benchmarking pour regarder les législations à travers l'Europe".
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Louis Nicollin
Le 17 juin 2009, s’opposant à la diffusion dans les stades d’un clip contre l’homophobie, Louis Nicollin déclare : « Un clip sur le racisme, je suis prêt à le passer dès demain matin. Mais sur l’homophobie… Après ce sera quoi ? Les femmes battues ? » Sans doute se voulait-il conciliant : « Si la mairie me demande de le passer, je le ferai. Mais je préférerais montrer des filles à poil… »
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Nicolas Sarkozy
Lors d'une conférence de presse du 8 janvier 2008, alors qu’on lui rappelait la manière cavalière dont il avait traité son Premier ministre, François Fillon, Nicolas Sarkozy clame : «Je mets au défi quiconque de trouver le mot de "collaborateur" dans une seule de mes déclarations.» Implacable en direct. Sauf que le mot en question a été publié le 22 août 2007, dans le quotidien Sud Ouest. Le Président, tout juste rentré de ses vacances à Wolfeboro, effectuait un tour d’horizon de l’actualité devant la presse régionale. «Le Premier ministre est un collaborateur. Le patron, c’est moi», rappelle-t-il à toutes fins utiles, écrit l’éditorialiste de Sud Ouest.
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Sylvain Maillard
"L'immense majorité, c'est leur choix, oui". Voici ce que déclare Sylvain Maillard au micro de RFI le 5 février 2017. A quoi pouvait-il répondre? Le journaliste l'interrogeait sur les sans-abris dormant la nuit dehors, à propos du nombre donné par Julien Denormandie, qui affirmait qu'il n'était pas plus de 50 (total manifestement très inférieur à la réalité!). Sylvain Maillard défend son camarade en ces termes : "Je suis aussi un élu local parisien et ce qu'il faut savoir, c'est que même dans les cas de grand froid, certains SDF ne souhaitent pas être mis à l'abri (…), c'est leur choix". Le journaliste relance : "Les autres, c'est parce qu'ils le veulent ? Tous les autres, c'est leur choix de dormir dans la rue ?". "L'immense majorité, c'est leur choix, oui" maintient Sylvain Maillard sans sourciller.
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Edouard Philippe

"Ce n'est pas parce ça souffle qu'il faut changer de cap!" Voici ce que déclarait Edouard Philippe au journal de France 2 le 18 novembre 2018 en pleine crise des "Gilets jaunes". En particulier, il réaffirmait son intention de ne pas surseoir à la mise en place d'une nouvelle taxe sur les carburants. Il rejetait en particulier l'idée d' "un gouvernement qui changerait de pied en permanence, qui zigzaguerait au gré des difficultés".

Quelques mobilisations (et débordements) plus tard, il était obligé le 3 décembre d'annoncer la suspension de l'application pour 6 mois, puis son gel définitif.

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Gérard Collomb
"C'est un véritable cauchemar". Ainsi s'est lamenté Gérard Collomb devant un parterre de journalistes en janvier 2017, alors que son salaire de sénateur était réduit à 4000 euros en raison de son absentéisme. Et le même de continuer : «Mes revenus sont plafonnés, je ne touche donc rien en tant que maire de Lyon et président de la métropole, je suis donc tombé à 4000 euros par mois».
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Philippe Poutou
Le candidat d'extrême-gauche des élections présidentielles de 2012 et 2017 ne porte pas le PS dans son coeur : « Hollande est satisfait de son bilan ; c’est pour cela qu’il le dépose » (phrase prononcée juste après que Hollonde renonce à se représenter).
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Emmanuel Macron
Durant la campagne présidentielle de 2017, un groupe de scientifiques et de responsables associatifs avait adressé un questionnaire à la plupart des candidats, pour connaître leurs positions sur des sujets de santé publique : tabac, alcool, surpoids, usages abusifs des médicaments et sécurité routière. Concernant ce dernier sujet, et plus particulièrement la limitation de vitesses sur les routes secondaires, la réponse d'Emmanuel Macron est alors claire : «En France, les vitesses sont "impaires" : 30, 50, 70, 90, 110, 130, écrit le candidat. Cela participe de leur lisibilité […] Je suis naturellement favorable, dès lors que les conditions de danger l’imposent, à abaisser la vitesse à 70. Mais abaisser en section courante la vitesse à 80 interrogerait l’ensemble de l’édifice.»
Pourtant, le 9 janvier 2018, le gouvernement annonce que la vitesse sur les routes secondaires sera bien abaissée à 80km/h.
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