Menteurs!

Les petites phrases de Guillaume Pepy

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Ses mensonges

"Le Japon c’est le plus beau pays du monde pour les trains, simplement c’est deux fois plus cher qu’en France au km et moi je pense que les Français ne sont pas prêts à payer encore deux fois plus cher". Voici ce que déclare Guillaume Pepy en janvier 2018, alors qu'il affronte l'exaspération de ses clients : plus d'un TGV sur 10 est en retard, contre 0,3% des trains japonais. Le prix sera donc la cause. Hélas, ce n'est pas le cas. Comme le révèle une étude réalisée par Europe 1, le prix "moyen" au kilomètre est exactement le même : environ 0,17 euros par km!

Source : Europe 1, 9 janvier 2018 Votez! 0 vote(s)

Edouard Philippe
Nous sommes le samedi 8 octobre 2016. Une manifestation contre l'aéroport est organisée à Nantes. Le même jour, à Paris, Édouard Philippe, alors porte-parole du candidat à la primaire de la droite Alain Juppé est l’invité de franceinfo. Celui qui est encore maire du Havre se dit favorable à la à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Pourquoi ? Parce que la démocratie a parlé. Précisément, il dit : "Quand vous prenez une décision dans une démocratie, il y a des gens qui sont contre. Ils peuvent le faire valoir politiquement et juridiquement. C'est très sain, c'est très bien et il faut préserver ce système. Mais une fois que la décision est politiquement prise, une fois que les juges se sont prononcés en disant 'on peut le faire', il faut la mettre en œuvre. Sinon vous ruinez le système. Et ce qui est terrible dans l'affaire de Notre-Dame-des-Landes, c'est le délitement du mécanisme de prise de décisions dans une démocratie et dans notre République. Et c'est pour ça que, je crois, qu'il faut y aller. Alors j'espère que le gouvernement, qui est souvent dynamique et carré dans ses expressions, le sera dans ses actes." Pourtant, le 18 janvier 2018, devenu Premier Ministre, Edouard Philippe annonce l'abandon du projet.
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Jean-Luc Mélenchon
Sur son blog, lors de la campagne présidentielle de 2017, il écrit le 28 mars : "Tenons compte des pratiques de la chaîne telle qu’on peut les observer dans le déroulement de l’odieuse « Émission politique », véritable traquenard qui fonctionne seulement comme un spectacle, dont la volonté de mise à mort est tellement évidente qu’elle est insupportable..."

Quelques mois plus tard, cela semble oublié! Jean-Luc Mélenchon participe en effet en septembre 2017 à l'émission politique comme contradicteur du Premier Ministre Edouard Philippe, puis le 30 novembre 2017, il en est l'invité principal.
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Gérard Longuet
Il fallait oser. Gérard Longuet, sénateur LR de la Meuse, a partagé lundi sur Public Sénat son analyse des Paradise Papers, ces révélations sur les réseaux internationaux d'optimisation fiscale et de finance offshore. 350 milliards d'euros qui échappent aux Etats ? Longuet ne voit pas où est le problème et nous l'explique : "Si ces centaines de milliards d’euros ne viennent pas dans les caisses de l’Etat, tant mieux, parce que l’Etat le gaspille assez largement et dépense de l’argent inutilement. Que l'Etat se remette d'abord à vérifier ses dépenses avant de prendre dans l'argent des autres." "Quand on vous prend 80 % à 90 % de vos revenus, c'est normal de défendre les 10 ou 20 % qui restent", s'insurge aussi Gérard Longuet – inventant au passage un nouveau taux d'imposition.
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Aurélie Filippetti
Interrogée par le Parisien le 10 juillet 2017 sur les conséquences de sa défaite aux législatives, l'ex-ministre de la Culture a répondu : "Maintenant, je vais recommencer à travailler". Parce que, quand elle était députée, elle ne travaillait pas???
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Nicolas Sarkozy
"Je ne crois pas à la realpolitik, celle qui fait échanger ses principes contre des contrats", déclare Nicolas Sarkozy dans un discours prononcé le 14 janvier 2007. "Le Darfour est un scandale inacceptable, la Tchétchénie une horreur, les infirmières bulgares en Libye, une barbarie, Ingrid Betancourt dans la jungle colombienne une tragédie. Président de la République, je ne me tairai pas devant ces insultes aux droits de l'Homme": des paroles fortes que Nicolas Sarkozy lançait lors d'un meeting en mars 2007. "Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l'Homme au nom de nos intérêts économiques", promettait-il.
Le 10 décembre 2007, journée des droits de l'homme (!), Moammar Kadhafi, le dirigeant lybien, est invité en France, alors que Nicolas Sarkozy est devenu Président. Au nom de la realpolitik. Belle conversion!
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François Fillon
Le 2 septembre 2016, il déclare sur le plateau de France Info : "Il y a un problème d'abaissement du niveau d'éthique en politique". Puis, quelques instants plus tard, il ajoute : "Ce que je mets sur le même plan, c'est la manière dont le système médiatico-politique passe sur toutes ces affaires. Tout ça, ça fait la Une pendant trois jours et puis ensuite c'est fini, on n'en parle plus". Voici des paroles dont il aurait dû se rappeler quand il dénonce en février 2017 en plein "Penelopegate" des médias "lyncheurs" et "assassins".
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Emmanuel Macron
En visite au Vatican le 26 juin 2018, Emmanuel Macron présente son ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian au pape. Il ajoute ses mots : "C'est un Breton... Il y a des Bretons partout... Les Bretons sont un peu comme la Mafia en France." Un peu étrange comme présentation, surtout que l'on sait combien le pape François a toujours combattu la Mafia.
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Ségolène Royal
Après les propos de Georges Frêche, président PS de la région Languedoc-Roussillon, sur les joueurs noirs de l'équipe de France, la direction du PS engage une procédure d'exclusion à son encontre. Mi-janvier, G. Frêche décide de se mettre en congé du PS jusqu'à l'élection présidentielle. L'avis de Mme Royal sur l'attitude à adopter varie beaucoup au fil du temps :
Mme Royal déclare successivement : * "Ce qu'il a fait est bien, on peut en rester là'' - 17 janvier 2007 (RTL)
* ''Je désapprouve le fait que Georges Frêche n'ait pas été suspendu plus tôt, mais la procédure suit son cours.'' A la journaliste (Laurence Ferrari) qui demande des précision "Vous voulez qu'il soit exclu ?'', Ségolène Royal confirme : ''Oui, parce que je pense que ses propos sont inacceptables et humiliants pour ceux qui les ont subis.'' (Canal Plus, 21 janvier 2007)
Mais ce n'est pas fini : un an et demi plus tard, deux jours avant les élections du premier secrétaire du PS (où elle est candidate) Ségolène Royal estime que Georges Frêche a fait "beaucoup de maladresses, mais s'il fallait exclure du Parti socialiste tous ceux qui ont fait des maladresses et qui ont dit des choses, notamment sur la candidate à l'élection présidentielle, bien plus répréhensibles (...), eh bien il y aurait beaucoup d'exclusions à prononcer". Le vent tourne encore, surtout que Frêche, même exclu, domine encore la fédération PS du languedoc. Remarquons aussi que Frêche avait traité les harkis de sous-hommes ou dit qu'il y avait trop de noirs en équipe de France. Qu'a-t-on bien pu dire de plus répréhensible sur la candidate à l'élection présidentielle?
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