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Les petites phrases de Gérard Longuet

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Ses phrases cultes

Il fallait oser. Gérard Longuet, sénateur LR de la Meuse, a partagé lundi sur Public Sénat son analyse des Paradise Papers, ces révélations sur les réseaux internationaux d'optimisation fiscale et de finance offshore. 350 milliards d'euros qui échappent aux Etats ? Longuet ne voit pas où est le problème et nous l'explique : "Si ces centaines de milliards d’euros ne viennent pas dans les caisses de l’Etat, tant mieux, parce que l’Etat le gaspille assez largement et dépense de l’argent inutilement. Que l'Etat se remette d'abord à vérifier ses dépenses avant de prendre dans l'argent des autres." "Quand on vous prend 80 % à 90 % de vos revenus, c'est normal de défendre les 10 ou 20 % qui restent", s'insurge aussi Gérard Longuet – inventant au passage un nouveau taux d'imposition.

Source : Le Nouvel Observateur, 7 novembre 2017 Votez! 0 vote(s)

Yannick Jadot
On s'aime bien entre (anciens) écologistes. Ainsi, Yannick Jadot déclare lors de la campagne présidentielle de 2017, à la lecture des soutiens de Macron : " Là où on voit que Macron est intelligent, c’est qu’il a réussi à ne pas prendre Jean-Vincent Placé !"
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Eric Ciotti
Dans Valeurs Actuelles de juillet 2014, il déclare : "J'ai de l'affection pour Nicolas Sarkozy, mais je considère que, pour 2017, le meilleur président de la République, c'est François Fillon". En septembre 2016, il soutient pourtant Nicolas Sarkozy à la primaire des Républicains.
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Nathalie Kosciusko-Morizet
"Un ticket de métro, ça doit bien coûter 4euros" déclare NKM en février 2012. A l'époque, il coûtait 1,70 euros... C'est un peu gênant quand on veut devenir maire de Paris!
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Yoann Gourcuff
Certes, pour être footballeur, il ne faut pas avoir la bosse des maths, mais savoir compter jusque 5 peut être utile. En voici une preuve avec Yoann Gourcuff. Alors que son club (le stade Rennais) a effectué un début de saison délicat (1 victoire, 1 nul, 1 défaite), il déclare sur le site internet de son club : "Cela manque de constance, mais sur l'ensemble, on a été supérieurs à nos adversaires. Les matches sont différents mais on aurait pu tous les remporter. Avec un arbitrage favorable, on pourrait avoir quatre points de plus". Le problème, c'est que c'est impossible! Si la défaite contre Nice (0-1) s'était transformé en match nul, cela ferait un point de plus! Si elle s'était transformée en victoire, cela ferait trois points de plus. Si le match nul contre Montpellier (1-1) s'était transformé en victoire, cela ferait deux points de plus. En combinant un meilleur résultat contre Nice et contre Montpellier, cela ferait trois ou cinq points de plus. Bref, toutes les combinaisons sont possibles...sauf quatre points!
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Nicolas Sarkozy
Alors qu'on l'interroge sur ses ennuis judiciaires, il déclare : « J’ai été mis en examen, ce sera facile de vérifier, pour le seul délit formel de dépassement du plafond de la campagne. » Nicolas Sarkozy a raison sur un point : il est facile de vérifier. Mais pas dans le sens où il l’espérait. Il a été mis en examen pour « financement illégal de campagne électorale » (article L113-1 du code électoral). Ce motif de mise en examen recoupait cinq faits différents, dont celui d’avoir « recueilli et accepté des fonds en violation du code électoral » et non pas seulement d’avoir « dépassé le plafond des dépenses électorales ». C’est pour ce même motif que le parquet de Paris a requis son renvoi devant un tribunal correctionnel.
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Edouard Philippe
Nous sommes le samedi 8 octobre 2016. Une manifestation contre l'aéroport est organisée à Nantes. Le même jour, à Paris, Édouard Philippe, alors porte-parole du candidat à la primaire de la droite Alain Juppé est l’invité de franceinfo. Celui qui est encore maire du Havre se dit favorable à la à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Pourquoi ? Parce que la démocratie a parlé. Précisément, il dit : "Quand vous prenez une décision dans une démocratie, il y a des gens qui sont contre. Ils peuvent le faire valoir politiquement et juridiquement. C'est très sain, c'est très bien et il faut préserver ce système. Mais une fois que la décision est politiquement prise, une fois que les juges se sont prononcés en disant 'on peut le faire', il faut la mettre en œuvre. Sinon vous ruinez le système. Et ce qui est terrible dans l'affaire de Notre-Dame-des-Landes, c'est le délitement du mécanisme de prise de décisions dans une démocratie et dans notre République. Et c'est pour ça que, je crois, qu'il faut y aller. Alors j'espère que le gouvernement, qui est souvent dynamique et carré dans ses expressions, le sera dans ses actes." Pourtant, le 18 janvier 2018, devenu Premier Ministre, Edouard Philippe annonce l'abandon du projet.
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Gilbert Collard
Gilbert Collard évoquait en juillet 2012 le changement de nom du Front National en 2012. Ainsi, interrogé sur la chaine LCI, à la question "Faut-il changer le nom du FN?", il répondait : "Je pense que oui mais tout le Front national pense que non". Six ans plus tard, alors que Marine le Pen propose à son parti de changer de nom, il a changé d'avis! Et il le reconnait lui-même sur la chaine parlementaire : "Je suis très paradoxal. J’ai été le premier à dire qu’il fallait changer de nom. Et puis maintenant, j’en arrive à me dire que ça ne servirait strictement à rien de changer de nom."
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François Bayrou
Dans une interview à RTL, en 2007, François Bayrou se posait, contre Nicolas Sarkozy, en champion de la liberté de la presse : "Des interventions directes sont faites auprès des rédactions, sont faites auprès des chaînes, de manière que l'information se trouve verrouillée", s'émouvait alors le Béarnais. "Je n'accepterai jamais que dans mon pays on verrouille l'information. On a besoin de médias libres, dans un pays libre. Personne ne devrait pouvoir intervenir sur les médias, comme cela se fait tous les jours, en faisant craindre quelque chose aux journalistes […] C’est la pratique quotidienne en France. Et bien, il faut que cela cesse".

Dix ans plus tard, François Bayrou, alors garde des sceaux(!) appelle la rédaction de Radio-France pour qu'une enquête sur des emplois fictifs d'assistants parlementaires frappant son parti le modem ne soit pas diffusés!
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