Les définitions de base de la cryptographie

  Lorsqu'on s'intéresse à la cryptographie, on lit souvent les mots "coder", "chiffrer" et "crypter". Ces mots n'ont pas la même signification, voyons y un peu plus clair…

  Le mot code n'est pas à proprement parler un terme de cryptographie. Un code est un protocole pour communiquer des informations. Par exemple, la traduction d'un mot en suites de 0 et de 1 pour qu'il soit traitable par un ordinateur est un code. Le morse est un autre code inventé au XIXè siècle pour envoyer des messages par télégraphie. Avec l'avénement de l'information numérique, les codes sont partout. Lorsqu'on traduit une information "claire" en un code, on emploie le verbe coder. L'action contraire se nomme décoder.

  Les codes ont de nombreux usages. Leur premier usage est simplement de transmettre une information. Plus sophistiqués, ils permettent parfois de détecter des erreurs dans la transmission (comme la clé des codes INSEE ou la clé des relevés d'identité bancaire). Parfois même, ils sont capable d'eux-mêmes de corriger les erreurs de transmission. On parle de code correcteur d'erreurs. Ce qui nous intéresse dans ce site, ce sont les codes qui permettent de transmettre des messages de façon sécurisée, de sorte que seuls l'expéditeur et le destinataire soient capables de reconstituer le message initial : on parle alors de code secret, ou encore de chiffre. Pour transformer un message en code secret, on dit que l'on chiffre ou que l'on crypte le message, on fait une succession de transformations que l'on appelle un algorithme. Souvent, ces transformations nécessitent que l'expéditeur et le destinataire se mettent d'accord sur la façon d'opérer ces transformations. On parle alors de clé de chiffrement. La science des codes secrets (concevoir des algorithmes de chiffrement, analyser leur force et leur faiblesse) s'appelle la cryptographie.

  Lorsque le destinataire retrouve le message en clair à partir du message chiffré, on parle de déchiffrement. En revanche, le terme décrypter est lui réservé à la personne qui n'est pas le destinataire et tente tout de même de retrouver le message initial. Décrypter, c'est comme forcer une serrure sans en avoir la clé. On parle alors de cryptanalyse, ou capacité à décrypter un message sans en connaitre la clé. Le terme cryptologie recouvre alors à la fois les domaines de la cryptographie et de la cryptanalyse.

  Une autre façon de transmettre des messages secrets est d'en cacher jusqu'à l'existence. On parle alors de stéganographie.

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