$$\newcommand{\mtn}{\mathbb{N}}\newcommand{\mtns}{\mathbb{N}^*}\newcommand{\mtz}{\mathbb{Z}}\newcommand{\mtr}{\mathbb{R}}\newcommand{\mtk}{\mathbb{K}}\newcommand{\mtq}{\mathbb{Q}}\newcommand{\mtc}{\mathbb{C}}\newcommand{\mch}{\mathcal{H}}\newcommand{\mcp}{\mathcal{P}}\newcommand{\mcb}{\mathcal{B}}\newcommand{\mcl}{\mathcal{L}} \newcommand{\mcm}{\mathcal{M}}\newcommand{\mcc}{\mathcal{C}} \newcommand{\mcmn}{\mathcal{M}}\newcommand{\mcmnr}{\mathcal{M}_n(\mtr)} \newcommand{\mcmnk}{\mathcal{M}_n(\mtk)}\newcommand{\mcsn}{\mathcal{S}_n} \newcommand{\mcs}{\mathcal{S}}\newcommand{\mcd}{\mathcal{D}} \newcommand{\mcsns}{\mathcal{S}_n^{++}}\newcommand{\glnk}{GL_n(\mtk)} \newcommand{\mnr}{\mathcal{M}_n(\mtr)}\DeclareMathOperator{\ch}{ch} \DeclareMathOperator{\sh}{sh}\DeclareMathOperator{\th}{th} \DeclareMathOperator{\vect}{vect}\DeclareMathOperator{\card}{card} \DeclareMathOperator{\comat}{comat}\DeclareMathOperator{\imv}{Im} \DeclareMathOperator{\rang}{rg}\DeclareMathOperator{\Fr}{Fr} \DeclareMathOperator{\diam}{diam}\DeclareMathOperator{\supp}{supp} \newcommand{\veps}{\varepsilon}\newcommand{\mcu}{\mathcal{U}} \newcommand{\mcun}{\mcu_n}\newcommand{\dis}{\displaystyle} \newcommand{\croouv}{[\![}\newcommand{\crofer}{]\!]} \newcommand{\rab}{\mathcal{R}(a,b)}\newcommand{\pss}[2]{\langle #1,#2\rangle} $$
Bibm@th

Wacław Sierpiński (14 mars 1882 [Varsovie] - 21 octobre 1969 [Varsovie])

Wacław Sierpiński est un mathématicien polonais du XXiè siècle. Il est né à Varsovie le 14 mars 1882; son père est un physicien renommé. Il entre à l'Université de Varsovie en 1900. La Pologne est alors occupée par la Russie qui impose sa langue dans l'Université et dans les lycées. Sierpiński suit les cours du mathématicien russe Voronoi spécialiste de théorie des nombres. Il écrit même un mémoire à partir des contributions de ce dernier. Ce mémoire est primé d'une médaille d'or de l'Université de Varsovie en 1903, mais Sierpiński refuse qu'il soit publié avant 1907, de peur qu'on ne lui impose de l'écrire en russe.

Diplômé en 1904, il enseigne dans une école de Varsovie qui ferme à la suite d'une grève. Il part donc à Cracovie où il prépare son doctorat. Il est ensuite nommé à l'Université de Lviv. Son intérêt mathématique se déplace alors vers la théorie des ensembles, dont il sera un acteur majeur de l'émergence comme sujet autonome des mathématiques.

Lorsque la Première Guerre Mondiale éclate, Sierpiński et sa famille sont en Russie. Il est placé en résidence surveillée à Moscou où il bénéficie de l'aide des mathématiciens Egorov et Luzin. Cette période marque le début d'une riche collaboration entre Sierpiński et Luzin autour des fonctions analytiques et des fonctions d'une variable réelle.

Après la guerre, Sierpiński retourne en Pologne et occupe à partir de 1919 un poste de professeur à l'Université de Varsovie. Il est sans doute à son apogée scientifique pendant l'entre-deux-guerres (au total, il a publié plus de 700 articles et 50 livres!). Il aide à déchiffrer les codes secrets ennemis pendant la guerre contre la Russie (1919-1921). En 1920, il fonde le journal Fundamenta Mathematicae qui devient et est resté le journal de référence de la théorie des ensembles. Il forme de nombreux docteurs, et contribue à l'émergence des mathématiques polonaises qui deviennent une référence internationale.

Avec l'éclatement de la Seconde Guerre Mondiale, la vie change brutalement à Varsovie. Sierpiński continue à donner des cours, mais dans une université clandestine. Il poursuit ses travaux de recherche et parvient à les faire publier en Italie, tout en promettant leur parution dans Fundamenta Mathematicae une fois la Pologne libérée. En 1944, après l'insurrection de Varsovie, sa maison est brûlée. Dans l'incendie, sa bibliothèque et ses lettres personnelles sont détruites.

Après la guerre, Sierpiński continue d'enseigner à l'Université de Varsovie jusqu'en 1960; sa recherche se porte à nouveau sur la théorie des nombres. Il est honoré par de nombreuses universités et sociétés savantes. Il décède le 21 octobre 1969.

Les entrées du Dicomaths correspondant à Sierpiński

Les mathématiciens contemporains de Sierpiński (né en 1882)
  • Pavel Alexandrov (né en 1896)
  • René Baire (né en 1874)
  • Stefan Banach (né en 1892)
  • Félix Bernstein (né en 1878)
  • Serguei Bernstein (né en 1880)
  • George David Birkhoff (né en 1884)
  • Harald Bohr (né en 1887)
  • Émile Borel (né en 1871)
  • Luitzen Egbertus Jan Brouwer (né en 1881)
  • Constantin Carathéodory (né en 1873)
  • Elie Cartan (né en 1869)
  • André-Louis Cholesky (né en 1875)
  • Richard Courant (né en 1887)
  • Pierre Fatou (né en 1878)
  • Lipót Fejér (né en 1880)
  • John Charles Fields (né en 1863)
  • Ronald Aylmer Fisher (né en 1890)
  • Maurice Fréchet (né en 1878)
  • Guido Fubini (né en 1879)
  • René Gateaux (né en 1889)
  • Thomas Hakon Grönwall (né en 1877)
  • Jacques Hadamard (né en 1865)
  • Hans Hahn (né en 1879)
  • Georg Hamel (né en 1877)
  • Godfrey Harold Hardy (né en 1877)
  • Félix Hausdorff (né en 1868)
  • Gaston Julia (né en 1893)
  • Edmund Landau (né en 1877)
  • Henri Lebesgue (né en 1875)
  • Solomon Lefschetz (né en 1884)
  • John Littlewood (né en 1885)
  • Szolem Mandelbrojt (né en 1899)
  • Hermann Minkowski (né en 1864)
  • Paul Montel (né en 1876)
  • Louis Mordell (né en 1888)
  • Rolf Nevanlinna (né en 1895)
  • Emmy Noether (née en 1882)
  • Alessandro Padoa (né en 1868)
  • Paul Painlevé (né en 1863)
  • Michel Plancherel (né en 1885)
  • Emil Leon Post (né en 1897)
  • Srinivasa Ramanujan (né en 1887)
  • Bertrand Russell (né en 1872)
  • Hugo Steinhaus (né en 1887)
  • Teiji Takagi (né en 1875)
  • Otto Toeplitz (né en 1881)
  • Pavel Urysohn (né en 1898)
  • Hermann Weyl (né en 1885)
  • Norbert Wiener (né en 1894)
  • Oscar Zariski (né en 1899)
  • Ernst Zermelo (né en 1871)